Critique de Radio Silence [L’Étrange Festival 2014]

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On Air

De Marco Riedl et Carsten Vauth

Avec Markus Knüfken, Charles Rettinghaus, Ronald Nitschke et Jasmin Lord

Royaume-Uni/Allemagne – 2012 – 1h35

Rating: ★☆☆☆☆

Un animateur d’une radio pirate se retrouve en direct à l’antenne avec l’insaisissable psychopathe qui découpe à la scie circulaire les nanas de la région et qui a justement sa nouvelle victime dans les mains. Un jeu pervers fait de dilemmes s’installe entre les deux hommes ce qui laisse le temps au vieux flic du coin de mener son enquête. Arriveront-ils à sauver la jeune femme qui hurle de terreur dans le téléphone du tueur ? Brrrrr, suspense….

Thriller horrifique venu d’Allemagne, Radio Silence vient prouver que le bâclage des films d’horreur n’est heureusement pas une exception culturelle française (Ouf ! Et merci, on se sent moins seul d’un coup). Pourtant, ça a tout pour bien démarrer. Un chouette costume de psycho killer (le Nightslasher) doublé d’un mode opératoire bien tordu (il scie les membres dans un ordre précis pour ensuite les recoudre entre eux et se constituer un horrible mannequin sans tête) nous laisse présager d’un bon petit slasher des familles, d’autant que la mise en scène reste particulièrement soignée.

Que nenni ! Le boogeyman tombe trop rapidement son masque et on se retrouve illico dans un piètre thriller à trois points de vue mêlant torture porn beta, huis-clos radiophonique à la Pontypool et enquête mollassonne à la Derrick. Bref, du quasi-statique. A l’inerte se rajoute le surjeu caricatural appliqué au Nightslasher qui, sans son masque, achève de rendre le film ridicule et le vide de sa substance horrifique (il ne me semblait pas qu’une scène où un mec doit se couper un doigt puisse me faire bailler). On se croirait dans un DTV sorti dix ans trop tard.

Et, pour finir en apothéose, la cascade de twists inutiles parvient à faire s’écrouler les derniers murs qui pouvaient encore tenir debout. Il ne reste plus rien, si ce n’est un clin d’oeil du Nightslasher pour une éventuelle suite. Heu… franchement, non !

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».