Critique de 300 – La Naissance d’un empire

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300 : Rise of an Empire

De Noam Muro

Avec Sullivan Stapleton, Eva Green, Lena Headey et Rodrigo Santoro

Etats-Unis – 2014 – 1h42

Rating: ★★★☆☆

Après avoir réglé son compte au roi perse Darius grâce à une flèche bien placée, le stratège athénien Thémistocle s’attire les foudres de l’héritier de l’empire perse, Xerxès. Revenu en demi-dieu, celui-ci a bien l’intention de pulvériser les Grecs. Pendant qu’il en découd avec l’armée de Léonidas (le premier 300), son bras droit et reine des mers Artémise lance un second assaut qui se fera dans la mer Égée. Mais Thémistocle et ses hommes attendent la jeune femme et son armada de pied ferme.

En allant vite (mais alors très très très très vite), on pourrait dire que 300 – La Naissance d’un empire serait L’Odyssée là où le premier volet était L’Iliade (si ma phrase a tué des profs de lettres, j’en suis désolé). En effet, après avoir exploré – sous le prisme du fantasme millerien – le génie militaire terrien des Spartiates, cette nouvelle livraison labellisée 300 imagine donc une suite au roman graphique de Frank Miller en nous amenant sur des eaux tumultueuses pour des combats en mer entre flottes antiques des plus spectaculaires.

Qui y-a-t-il de foncièrement nouveau dans ces nouvelles aventures au crypto-fascisme qui s’ignore, glorifiant le culte du corps et du mental guerrier (comme Leni Riefenstahl dans ses grandes heures) ? Plus de nibards, plus de gore, plus de ralentis dans une volonté croissante de la franchise de rapprocher la violence graphique de Frank Miller à la rythmique immersive du jeu vidéo. On reste donc sur des terres davantage geek que purement cinématographiques (comment trop d’effets de style finissent par annihiler toute la puissance d’un plan-séquence…)

Bon, après, c’est 300, hein, c’est pas Antigone par Straub et Huillet ! On sait où on met les pieds et on en a pour le prix de son billet. Ca charcle, ça nique et ça dégouline dans la catharsis la plus totale, ambiance jeu du cirque (c’est nous dans les gradins, en train de se gaver de pop-corn et de lever ou baisser le pouce). Une extase de violence non retenue toute en muscles et abdos numériques en pur mode Tech-Péplum fantastique qui respecte le cahier des charges instauré par Zack Snyder (présent ici au scénario et à la production) et qui ferait passer le récent Pompéi de Paul W.S. Anderson pour un film historique et romantique. Pour peu qu’on ne veuille pas faire dire plus de trucs à un film qui se revendique avant tout comme un divertissement décomplexé, on dira que cette suite maintient efficacement son cap.

 

The Vug

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Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».