Critique de Fast and Furious 6

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Fast and Furious 6

De Justin Lin

Avec Vin Diesel, Paul Walker, Dwayne johnson, Michelle Rodriguez, Luke Evans, Gina Carano

Etats Unis – 2013 – 2h 10

Rating: ★★☆☆☆

Sixième épisode d’une série qui n’en fini plus de durer, ce nouvel opus est aussi la dernière réalisation de Justin Lin sur la franchise Fast and Furious. Si le jeune cinéaste a réussi au terme de quatre long métrages à relever le niveau, la question est de savoir s’il est enfin parvenu à réaliser un film digne de ce nom.

Dom, Brian, et le reste de l’équipe rempilent pour une nouvelle mission pleine de cascades: aider le flic Hobbs à mettre la main sur un gang de braqueurs motorisés vraiment très méchants.

Si le précédent épisode, le meilleur des Fast and Furious, avait réussi à marquer l’intérêt au point mort de cette série d’action aussi répétitive qu’ennuyeuse, est qu’elle avait eut l’ingénieuse idée de donner un peu de chaire à ses personnages, et de creuser un minimum son intrigue. Nous avions fini par espérer découvrir dans ce 6ème opus une nouvelle forme de western moderne avec un trop plein de testostérone et un manque de subtilité certes, mais qui intégrerait habilement les figures imposées du genre mythologique américain par essence à la mode des voitures tunées.

Justin Lin, le réalisateur, avait précédemment fait preuve de réelle intentions cinématographiques et un désir sincère de raconter une histoire, il laisse malheureusement ses bonnes résolutions au garage, et entend bien conclure son contrat dans un feux d’artifice de taules froissées.

Ce que les personnages perdent en profondeur psychologique, ils le gagnent en muscles. Tous les efforts du film sont concentrés sur les cascades spectaculaires dopées aux hormones mettant aux prises nos héros face à un tank sur une autoroute puis un avion cargo en phase de décollage.

Les coordinateurs de cascades ses sont vraiment surpassés dans la surenchère de voitures englouties et de l’invraisemblance des situations. Il faut tout de même être honnête quand on regarde un Fast and Furious, on ne recherche pas la réalité documentaire mais du grand spectacle. Il aurait tout de même été appréciable d’avoir des scènes plus lisibles, mieux découpées,et faisant preuve d’une meilleure gestion de l’espace, tant le final est brouillon et confus qu’il est impressionnant et explosif.

Les scénaristes quant à eux ne se donnent pas la peine de caractériser l’équipe de némésis, ils se contentent de les décrire tels des jumeaux maléfiques de nôtre bande de pilotes, un traitement injuste dont la première victime est le charismatique Luke Evans qui brade son talent dans un rôle de méchant sans envergure.

Côté féminin nous avons tout de même le plaisir de revoir dans son personnage de Letty l’indomptable Michelle Rodriguez qui a la fâcheuse manie de ressusciter dans toutes les franchises dans lesquelles elle était passée à trépas (la reverra t-on dans le prochain Avatar?) et de l’autre côté du ring nous retrouvons la toute aussi athlétique et charmante Gina Carano découverte dans Piègée de Steven Soderberg.

Fast an Furious 6 n’élève pas la franchise au niveau des grandes séries d’action, il se contente de proposer un spectacle décérébré et pas désagréable à regarder. Aussitôt vu, aussi vite oublié, cet épisode positionne enfin le Tokyo drift dans la continuité, et dans un même élan introduit le nouveau grand méchant des prochains épisodes, mais chut!! Pour savoir qui est ce, il faut rester jusqu’au bout.

 

Mart1

 

 

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