Critique d’Oblivion

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Oblivion

De Joseph Kosinski

Avec Tom Cruise, Morgan Freeman, Olga Kurylenko, Andrea Risebourgh et Nikolaj Coster-Waldau

Etats-Unis – 2013 – 2h06

Rating: ★★☆☆☆

La Terre a été ravagée par une guerre nucléaire contre les extraterrestres et l’Humanité a déserté la planète pour aller coloniser Titan. Restés sur Terre, Jack Harper et sa compagne Victoria s’occupent de la maintenance d’énormes pompes qui vident la Terre de toute son eau (la colonisation de l’espace a besoin de ressources) et de drones qui survolent la planète pour dégommer les derniers extraterrestres survivants. Pour le couple, c’est bientôt la quille puisqu’il ne leur reste plus qu’une quinzaine de jours avant de terminer leur mission et rejoindre leurs semblables. Lorsqu’il vient au secours de Julia, une astronaute qui s’est mystérieusement écrasée avec son équipage, Jack va découvrir que la réalité lui réserve des surprises.

Après le gallon d’essai Tron Legacy qui n’avaient pas laissé des souvenirs extraordinaires, on était plutôt curieux de voir réellement le génie de l’infographie Joseph Kosinski à l’œuvre sur un délire rien qu’à lui. Adaptation de son propre comics, Oblivion vient à nouveau prouver le perfectionnement technique et marketing de son réalisateur. M83 succède à Daft Punk pour la BO frenchie hype. Et si Tron Legacy était plutôt bleu, Oblivion sera quant à lui blanc. A part ça, la science-fiction selon Kosinski, ça vaut quoi ?

Kosinski soigne le moindre détail pour nous faire voyager depuis le monde réduit et aseptisé de Harper, en suspension au dessus d’un immense désert post-apocalyptique. La première partie est même plutôt prometteuse avec une séquence de poursuite aérienne qui sera malheureusement la seule fulgurance du film. Une fois l’intrigue ancrée sur le sol ferme, on commence à vite apercevoir les grosses ficelles du film dickien lambda. On pense en particulier à Moon de Duncan Jones qui raconte à peu près la même histoire. Kosinski a beau rajouter du post-apo tout préparé (Le Livre d’Eli) et de la bonne vieille hard science de papa (2001, Star Trek), ainsi que quelques raccords thématiques avec Tron Legacy (intelligence artificielle, paternité), on évolue quand même en terrain archi-connu. Et on baille un peu plus à chaque nouveau retournement de situation.

A trop soigner la forme au dépit du fond, Kosinski fait un deuxième film aussi plat et convenu que le premier. Les idées sont là mais elles ne sont guère poussées plus loin. C’est bien dommage car Oblivion avait toutes les cartes en main pour être un vrai grand film de SF. Disney et Kosinski ont déjà englouti plus de 300 millions de dollars dans deux films de science-fiction qui n’ont strictement rien à dire. Une suite de Tron Legacy étant déjà annoncée, on n’est pas prêt de réévaluer le cas Kosinski, iconographe SF sans aucun style ni profondeur. Dommage.

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».