Critique de Paperboy

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The Paperboy

De Lee Daniels

Avec Nicole Kidman, Zac Efron, Matthew McConaughey, Macy Gray

Etats-Unis – 2012 – 1h48

Rating: ★★★★☆

Un bureau de journaliste, une femme noire qu’on interroge, le sud des Etats-Unis. Tout commence avec le meurtre du shérif de la petite ville de Lately. Un bouseux, un redneck, Hillary Van Welter, est accusé, mais Charlotte Bless, une femme écrivant à des détenus, est convaincue de son innocence…

C’est un thriller sans flic mais avec des journalistes qui enquêtent, toute ressemblance avec Les hommes du Président n’a pas lieu. C’est un thriller du sud, à la chaleur intense, au soleil de plomb et aux insectes suceurs de sang, mais en aucun cas un film « solaire ». C’est un thriller du sud, torride, telle Nicole Kidman, qui nous rappelle qu’elle reste une des meilleurs actrices actuelles, grimée en barbie quadra tantôt frivole, hystérique ou soumise, une femme fatale à contre-courant. En effet elle séduit un jeune un peu paumé, Zac Efron, étonnant de justesse, peut-être plus que Pattinson chez Cronenberg, d’ailleurs toute ressemblance avec Le Lauréat ou Deep End n’a pas lieu, bien que des effets d’image mentale les citent. En effet le jeune Jack, est plutôt le spectateur, observateur, témoin de cette vie vide de sens qui règne dans sa ville…

Bayou, marais, ce sont des cimetières, des allégories de la mort, qui plus est, ont droit à un traitement d’image spécifique. Lee Daniels, réalisateur s’étant montré baroque pour son premier long-métrage Precious, continue dans cette veine: pellicule à grain comme dans les sixties ou les seventies, musique soul, découpage-montage comme les génériques de séries télévisées et finissons par les nombreuses images mentales, souvent des images de désir, parcourant tout le film, sans être déroutant.

Une histoire de famille (n’oublions pas McConaughey qui se refait d’ailleurs une santé cinéma après Killer Joe, David Oyelowo), une histoire de meurtre (John Cusack sait jouer les méchants?) et une histoire d’amour qui permet à Lee Daniels, avec son second film, de prétendre d’entrer au salon très fermé de des réalisateurs de genre d’auteur. Paperboy réussit où Killing Fields a échoué.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…