Critique de Voyage vers Agartha

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Children who chase lost voices

De Makoto Shinkai

Avec les voix de Hisako Kanemoto, Kazuhiko Inoue, Miyu Irino

Japon – 2011 – 1h45

Rating: ★★★★☆

 

 

Asuma, jeune écolière, orpheline de père et ayant une maman infirmière, travaillant beaucoup, s’amuse souvent seule, en écoutant sur la radio et spécialement une mélodie, semblant venue d’ailleurs…

Conte fantastique rappelant Miyazaki (une fillette héroïne seule à la campagne, un onirisme par la découverte d’un monde parallèle), Voyage vers Agartha utilise aussi les procédés des roman d’aventure. En effet, Asuma ayant perdu son père, est accompagnée de son prof ayant perdu sa femme. Ils essaient, en binôme, de donner un sens en leur existence, face à leur solitude, dans une réalité différente, un monde qui,  tout comme celui de Miyazaki, s’apparente à une successions de tableaux impressionnistes.  Mais aussi l’esthétique est marqué par la ruine, on peut d’ailleurs penser au mythe de l’Atlantide (éléments de l’eau et de la terre), et de l’opposition ombre (les créatures du pays de Yi) et lumière (savoir, trésor…).

 

C’est donc un monde qui rappelle les ravages de la guerre, dûs parfois à l’avidité et à l’orgueil humain (toujours Miyazaki). Le binôme se retrouve donc traqué, étant humains. Cela n’empêche pas une ambiance romantique tout au long de l’anime, entre Asuma et Shun puis Shin, le rappel de la défunte épouse du professeur Morisaka, de même que la fillette Mana devenue muette suite à la mort de sa mère. Et puis les animaux ancestraux, appelés Quetzalcóatls, tantôt mammifères sauvages, amphibiens ou humanoïde, sont présentés comme des êtres de grâce en état de grâce car ils sont une espèce en voie de disparition du monde d’Agartha. En même temps, le film demande si nous avons encore besoin d’idoles, d’êtres sacrés dans notre monde actuel. De plus certains endroits et histoires citées dans le film rappellent la mythologie gréco-romaine comme la référence du mythe d’Orphée.

Avec Afterschool Midnighters et Ame et Yuki, la japanime est en forme.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…