Critique de Killer Elite

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Killer Elite

 de Gary McKendry

avec Jason Statham, Robert de Niro,  Clive Owen et Dominic Purcell

Royaume Uni/Etats-Unis/ Australie  – 2011- 1h57

Rating: ★★★★☆

Danny, Hunter, Meier et Davies sont des militaires devenus mercenaires, c’est bien mieux payé. Ils agissent partout dans le monde, dans les régions instables. Danny raccroche après un contrat au Mexique, mais il est rappelé un an plus tard suite un contrat avorté par son ami Hunter, il s’agit de venger la mort de trois fils d’un sultan, tués par les SAS, l’armée britannique…

Dans un parallélisme entre la situation instable de la fin des années 70 (crise pétrolière, guerre Iran/Irak, guerre URSS/Afghanistan, inflation économique) et maintenant (guerre en Afghanistan et en Irak, crise économique, mainmise sur le pétrole…), le réalisateur Gary McKendry nous installe un cinéma des années 80 à l’ancienne : la science du complot et des magouilles à l’occidental, démarche engagée dès l’après-guerre puis calmée dans les années 70 puis de retour dans les années 80 ; et la science du meurtre (« cela doit passer pour un accident »). Le tout est emballé par des acteurs de films d’action (Statham au meilleur de sa forme, peut-être sa meilleure prestation, Dominic Purcell étonnement bon et Clive Owen, discret depuis un moment) tel des nouveaux Bruce Willis : sympas, chaleureux et un sens de l’amitié solide.

 

Mais qui dit années 80, dit summum de la paranoïa occidentale. On assiste à une mise en scène nerveuse, avec des jeux d’échelle de plan (beaucoup de filatures dans le film) pour signifier le microcosme et macrocosme du monde tels que l’imaginent les occidentaux (« village monde »), ajouté au fait que l’on passe par l’Australie, l’Angleterre, la France, le Mexique et la République d’Oman durant le film. Un monde miniaturisé avec ses différents aspects : désert, ville urbaine, forêt. C’est donc une mise en scène soignée, voire même appliqué pour les scènes d’action (en particulier les combats entre Statham et Owen) que nous pouvons remarquer, par son post modernisme alors que c’est une époque passée, du moins…

Pour conclure, on peut dire que le film montre que l’histoire se répète et se répète en mal, les militaires sont des criminels sanguinaires bien plus dangereux que les mercenaires car ils aiment la violence bien plus que l’argent, les mercenaires ont compris que la réalité est bien plus complexe que de déplacer des pions sur l’échiquier du globe terrestre.  Comme dit le rappeur MC Fuzati « Nous sommes devenus des rebelles sans cause depuis que l’argent nous les a enlevé », les mercenaires ont comme unique cause la vie à la fin…

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…