Critique Les Trois Mousquetaires

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 The Three Musketeers 


De Paul W.S. Anderson

Avec Logan Lerman, Milla Jovovich, Matthew MacFadyen

France, Grande-Bretagne, Allemagne, Etats-Unis – 2011 – 1h50

Rating: ★★★☆☆

A l’époque des guerres entre royaumes d’Europe, notamment la perpétuelle querelle entre le roi d’Angleterre et le roi de France, certaines personnes essaient d’en tirer profit, tel le cardinal Richelieu, le plus proche conseiller du jeune Louis XIII. Néanmoins, le roi a pour garde personnel des mousquetaires, des militaires chargés d’utiliser les armes à feu récentes tout en savant manier l’épée. C’est ainsi que nous découvrons Athos, bourru et glacial leader naturel, Aramis, homme d’église discret (un clin d’œil au personnage d’Assassin’s Creed), et Porthos, bon vivant porté sur l’apparence à la force surhumaine, espions du roi. Une certaine Milady, amante d’Athos, les accompagne pour les trahir ensuite. C’est au même moment que D’Artagnan, jeune gascon, monte sur Paris…

Paul W.S. Anderson, connu pour son travail très moyen de la franchise Resident Evil, s’attaque à l’œuvre d’Alexandre Dumas, de façon fleuve. En effet, beaucoup de thèmes sont abordés, en premier lieu l’amour et la romance, de la désolation alcoolisée d’Athos au problème relationnel et communicatif du couple royal (le réalisateur fait un clin d’œil à la légende de la préférence homosexuelle du roi Louis XIII), il y aussi D’Artagnan mais on s’en fout. Il est aussi clair que l’amitié est traitée, comment D’Artagnan va transformer le trio en quatuor, de là nous arrivons aux principes de l’héroïsme, de la dignité et de l’honneur de se battre pour son pays. Bien sûr, cela paraît beau comme ça, mais le scénario montre des mousquetaires quasiment déchus qui se questionnent sur l’importance de toutes les missions qu’ils ont fait pour le roi « Ce n’est pas ça qui te tient chaud la nuit. ». D’où l’importance de croire en les siens, les mousquetaires. Enfin le dernier thème est le complot à l’ancienne, organisé par un homme d’église, homme de pouvoir à l’époque, visant à prendre son pouvoir dans son entier.

Le réalisateur veut se différencier des autres adaptations, en distillant du steampunk dans son film : des bateaux volant grâce à des ballons gonflables allumés au feu. On peut remarquer dans une autre mesure, la présence conséquente de cartographie, mais ce sont des cartes rappelant plutôt des jeux vidéo (Civilisation, Age of Empire) ou des jeux de plateaux (Risk ou jeu d’échecs), mention spéciale à l’esthétique de la salle du cardinal Richelieu. C’est peut-être la raison pour laquelle on note de nombreux plans de plongée, en plus des ralentis de séquences de combat (flous par moments, sûrement dû à la 3d).

Au final, les personnages secondaires montrent plus de charisme, en même temps ce sont des acteurs plus reconnus (Christoph Waltz, Mads Mikkelsen sous utilisé mais toujours aussi classe), Paul W.S. Anderson réussit enfin son blockbuster pop corn ultime.

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…