Critique d’Hobo with a Shotgun

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Hobo with a Shotgun

De Jason Eisener

Avec Rutger Hauer, Pasha Ebrahimi and Robb Wells

Etats-Unis/ Canada – 1h26 – 2011

Rating: ★★★★★

Hobo with a shotgun

Après avoir allègrement lâché une petite galette dans les wc, il est temps d’écrire à propos du film jouissivement gore de Jason Eisener : Hobo with a Shotgun. Car oui, vous l’aurez compris, Hobo est un bijou du genre. Un pur régal de giclées de ketchup, de massacres aussi inventifs que dégueulasses, de répliques inévitablement cultes… Hobo with a Shotgun, tout est dans le titre, un clodo vénère qui décide de nettoyer une ville à l’aide de son fusil à pompe. Musique Maestro !

Le premier véritable long-métrage de Jason Eisener s’ouvre sur une ville décadente peinte à la manière d’un comic book. Sombre, sale, violente, sexuelle, elle a tout pour plaire à la populace underground que nous sommes. Le réalisateur et scénariste s’offre même le rôle du premier martyr : l’oncle du parrain mafieux de la ville qui subit une décapitation sur égout à coup de collier de barbelés d’un nouveau genre. Anti-clodos, Drake le parrain rythme les journées des habitants par la torture de ces « hobo » sans défense. Le film présente une multitude de personnages tous plus fous et psychotiques les uns que les autres, du fanatique pervers vidéaste au jeune coké adepte de la torture. Tous ont un point commun, la haine des clodos. Sauf que celui interprété par Rutger Hauer en décide autrement, il en a marre et sacrifie son rêve ultime de s’offrir une tondeuse à gazon (il mange des morceaux de verre pour ça) pour un fusil à pompe et ainsi remettre de l’ordre dans toute cette merde.

Là, les enfants, accrochez-vous car plus les minutes passent, plus les images deviennent hardcore. Au point qu’on se demande jusqu’où les scénaristes iront… Eh bien ils y vont, faites-nous confiance ! Pour exemple : une scène de hachage de cou à la scie en long et en large. Wouahou ! Gore ? Très. Mais qu’on se le dise, l’exagération est telle que vous ne pourrez qu’en rire ! Les répliquent sont parfaites, la peinture rouge sang dégouline à chaque plan, et les bons sentiments sont légion. On ne vous parle pas de la fin, mais elle est juste sublime.

Certains diront « ça va trop loin » (à l’image du massacre d’enfants au lance-flamme dans le bus scolaire), mais d’autres – nous – diront « ok, mec t’es fou, comment tu fais pour nous scotcher autant ? ». Bref, vous l’aurez compris : âmes sensibles, s’abstenir ! On retiendra tout de même la pendaison en chaine de chirurgien, le mixage de bras dans une tondeuse à gazon ou encore l’éviscération d’un hobo/clodo à coup de batte de baseball au verre pilé. Pourtant, la tendresse n’est pas en berne avec cette histoire d’amour filial entre le héros et une jeune prostituée qui parlent nounours et jardin fleuri. Le message du film (« La maison des clodos c’est la rue alors laissons-la clean ») finit de nous arracher des larmes tellement c’est beau…

Pour clore cet avis enthousiaste, mention spéciale aux « Fléaux » chargés d’éliminer le vaillant et indestructible Hobo, ou deux personnages en ferraille à mourir (de rire). L’arme ultime du parrain de la ville qui peut se targuer d’avoir notamment éliminé Jesus himself. Et même que ouais ! Et vous savez quoi ? La B.O. elle déchire ! Ce film est définitivement un pur régal !

Nightmare

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About Nightmare

Aspirée par ses cauchemars étant petite, Nightmare émerge à ses 20 ans les idées plus ou moins claires. Seul problème : ses neurones ont été reprogrammés… Pour survivre, elle doit désormais s’emparer des jolis rêves de ses victimes et les remodeler à sa manière pour transmettre ses peurs. Pour se ressourcer, elle capte les rayonnements des écrans qui lui donnent chaque jour de nouvelles idées, comme grignoter des barbapapa, calculer la vitesse de propulsion idéale d’un aéronef plus lourd que l’air ou encore lire des études sur le cépage.