Critique de Fighter

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The Fighter

De David O. Russell

Avec Mark Wahlberg, Christian Bale, Amy Adams

Etats-Unis -2010 – 1h53

Rating: ★★★★☆

Il y eût beaucoup de réflexions afin de savoir comment filmer le sport en cinéma, les résultats ont donné que le football est impossible à mettre en scène, les sports rugueux comme le football américain ou le rugby ont de la résonnance cinématographique (en particulier les scènes d’Invictus de Clint Eastwood), le base-ball a souvent été associé à la comédie et les autres sports sont peu évoqués. Mais il y en a un qui fait la différence, la boxe. A la base du film de boxe moderne il y a Rocky écrit et réalisé par Sylvester Stallone (il fût alors la troisième personne de l’histoire des Oscars à être nommé la même année à la fois en tant que meilleur acteur et meilleur scénario), puis The Boxer de Jim Sheridan dans une autre perspective, Girlfight de Karyn Kusama pour le registre cinéma indépendant et la légende mis en scène par Michael Mann, « The Greatest » Ali, bon film maladroit.

Voici que l’on adapte à nouveau une histoire vraie de boxer peu de temps après De l’ombre à la lumière de Ron Howard, dans un même registre social  et un intérêt humaniste loin de vouloir transcender une légende, juste essayer de filmer la vie d’un boxer. C’est l’histoire de Micky Ward, petit frère de Dicky Eklund qui est une ancienne  gloire de la boxe tombée dans le crack, qui s’essaie à son tour de devenir boxeur professionnel. Malheureusement cela fait 10 ans qu’il essaie, entouré de son frère épave et de sa mère, moyennement manager moyennement mère. À sa rencontre avec Charlene, Micky va essayer de reprendre sa vie en main et sa carrière de boxeur.

Nous voici donc dans un film quasi-cornélien, entre les non-dits d’une famille étouffante et l’amour donnant la volonté de pouvoir tout affronter. Pour ce faire, le réalisateur mélange image télévisée, image hollywoodienne et image de « film indépendant », dans un récit qui nourrit le rêve américain. Dans ces différents modes d’image, c’est le conflit, plutôt le combat qui est toujours signifié ; la boxe (les séquences sont bien réalisées), la drogue, la volonté ou l’indépendance de soi. Tous les personnages, emprunts dans un moule d’habitants de petite ville anciennement industrielle, pour ne pas dire beaufs, sont plus réalistes que nature, dans un contexte de partage de gâteau qui serait Micky, mention spéciale à Christian Bale, magnifique en quadragénaire narco-dépendant.

Certes The Fighter est un film au récit mille fois vu, mais qui n’empêche pas d’apprécier l’humanisme et l’originalité de concevoir la boxe comme un jeu d’échecs, au vu des combats détaillés, qui ne sont qu’au nombre de deux malheureusement. Le film de boxe n’est pas un genre en soi, mais un bon prétexte de faire du genre.

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…