Critique de Kick-Ass

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Rating: 4.4/5 (5 votes cast)

 

Kick-Ass

De Matthew Vaughn

Avec Aaron Johnson, Nicolas Cage, Chloe Moretz et Mark Strong

Royaume-Uni – Etats-Unis – 2010 – 1h57

Rating: ★★★☆☆

Adapté d’un Comic Book créé par Mark Millar et John Romita Jr., le film parle d’un type, un lycéen pour être plus précis, appelé Dave Lizewski décide de devenir un super héros ? Mais il se rend compte à ses dépens que ce n’est pas si facile que ça en a l’air. Un séjour à l’hôpital ne le décourage pas dans sa lutte contre le mal, et il est bientôt rejoint par d’autres héros comme lui, Hit-Girl et Big Daddy…

Partant de ce concept, le scénariste comme le réalisateur avaient de l’or entre les mains (Comme Millar, créateur de la Bande Dessinée qui inspira le film). En effet, alors que les films de super héros fleurissent sur nos écrans, l’idée de faire un film sur un mec « comme nous » qui se décide à combattre le crime est plus que bonne, en effet, comme il est dit au début du film, qui n’a pas rêvé de mettre un costume et combattre le crime ? Avons-nous une imagination aussi pauvre que ça ? Ce début m’a conquis, parce que je me suis dit « Ok, cool, un film qui parle à mes fantasmes de puceau ! » mais malheureusement, et ce malgré une réalisation et une direction d’acteurs au poil, le film ne décolle jamais, il ne te dépucelle jamais, c’est drôle, c’est du bon divertissement, c’est bien cool, mais ça reste au final aussi creux qu’une branlette.

C’est con, parce que ça reste un film ambitieux, qui joue avec les codes d’un genre qui a su évoluer au cinéma et que la première partie fonctionne super bien, mais là où le film aurait du se laisser pousser des couilles et assumer de traiter des thèmes du Vigilante et de la volonté de pouvoir dans une réalité qui est la notre, le scannériste préfère tomber dans un univers cartoonesques, sanguinolant bien rouge où n’importe quel bouffon a accès à un flingue ou un bazooka sans qu’on sache trop pourquoi, où un daron entraine sa gamine de 6 ans à tuer  et lui offre des flingues et des couteaux. Bref, ça devient nawak, du coup, toute identification se perd, et le film se complait dans cette simple volonté d’amuser facilement.

Reste un humour souvent efficace, des scènes d’actions bien mortelles et parfois jouissives, un montage qui tue et retranscrit assez bien le matériau d’origine, le Comic Book quoi, sans tomber dans le poussif comme a pu le faire Ang Lee entre autres (Même si j’aime bien aussi, mais Vaughan n’est pas assez bon pour flirter de si près avec le kitsch formel).

Je m’attendais vraiment à ce que ce soit super bien, Vaughan est un réalisateur que j’aime bien, vraiment, entre Layer Cake et Stardust, son parcours me parle, que ce soit dans cette relecture du film de gangster ou du conte de fées, ici, il s’en sort bien mais n’a pas les ressources qu’il faut pour faire de son bon film un très bon film.

Espérons qu’il sera plus gâté quand il commencera la réalisation du nouvel opus d’X-Men.

Skreemer

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About Skreemer

Comme le dirait son bon pote Brassens, « Autrefois, quand j’etais marmot, J’avais la phobie des gros mots, Et si je pensais «merde» tout bas, je ne le disais pas… Mais Aujourd’hui que mon gagne-pain c’est de parler comme un turlupin, Je ne pense plus «merde» pardi ! mais je le dis. » En plus de tout ça, Skreemer a un goût certain pour la bagarre verbale avec les cons, les livres, les films et les bandes dessinées. Ses biscuits préférés sont les Hello Kitty à la fraise et il a toujours du Coca-Light et des clopes chez lui au cas où une demoiselle passerait. Par contre, il fait de longues phrases sans fin, avec plein de virgules dedans et n’aime pas les tomates. De plus, il est petit en taille et compense en utilisant du verlan.