Interstellar se dévoile dans une première bande-annonce

 .

.

Dans son essai Trous noirs et distorsions du temps : L’Héritage sulfureux d’Einstein, le scientifique américain Kip Thorne détaillait les possibilités de voyage, en particulier dans le temps, à l’intérieur des trous de vers, ces drôles de raccourci dans l’espace-temps qui seront au cœur du prochain film de Christopher Nolan.

Dans ma critique de Gravity, je fantasmais sur un 2001, l’odyssée de l’espace de notre temps en deux parties. D’abord le chef-d’œuvre de Cuaron donc, dont la déconstruction de l’espace abolissant horizontalité et verticalité appelaient à la partie Des vaisseaux dans l’espace de l’intouchable pièce maîtresse de Kubrick. Pour Jupiter et au-delà de l’infini, soit le dépassement des frontières connues de l’Univers, c’est donc bien vers le nouveau film de Nolan, Interstellar, qu’il faudra se tourner.

Se dévoilant enfin dans une splendide bande-annonce, le projet des frères Nolan ( refusé en son temps par le patriarche Steven Spielberg) semble nous promettre un voyage vers l’impossible, peut-être plus proche de la SF qui regarde par terre que celle qui regarde en l’air. Solaris for ever ?

Je m’explique ! De sa première affiche officielle, au titrage vertical faisant un trait d’union entre deux personnages sur Terre et le reste de l’Univers, aux indices de la bande-annonce, il est fort à parier que le trou de ver ne soit pas que là pour sauver l’Humanité mais bel et bien pour guérir le mal psychologique du héros Nolanien, ici campé par le génial Matthew McConaughey, dont la constante est d’assister impuissant à la mort de sa bien-aimée (Memento, Le Prestige, The Dark Knight, Inception… une constante on vous dit !).

Le film se passera-t-il tout autant dans l’espace que dans le passé du héros ? Voire dans la tête même du héros – Nolan étant devenu le meilleur architecte du film-cerveau contemporain ? Tracera-t-il la jonction entre l’infiniment grand et l’infiniment petit ? Moult questions dont il faudra attendre novembre de cette année pour avoir les réponses. Dire que l’on a  hâte est un euphémisme.

 

The Vug

 

 

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».