Boyhood, un film tourné sur 12 ans !

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Avec Génération rebelle, il signait l’un des douze films préférés de tous les temps de Quentin Tarantino (dans une liste de Sight and Sound). En 2013, Nicholas Winding Refn dévoilait pour Twitch une liste de classiques du cinéma qu’il n’avait toujours pas vus ; entre Les Ailes du désir et L’Homme à la caméra, on y trouvait Slacker… Soyons honnêtes ! Parmi la horde de réalisateurs indépendants de ces vingt-cinq dernières années, Richard Linklater reste encore, en France, en 2013, un trésor caché du cinéma américain à lui tout seul. De la trilogie Before (Sunrise/Sunset/Midnight) aux terrifiantes coulisses de la restauration rapide de Fast Food Nation, sans oublier l’une des adaptations les plus fidèles de Philip K. Dick (A Scanner Darkly) à la comédie purement familiale (le jubilatoire School of Rock aka Rock Academy avec Jack Black), le cinéaste texan reste un électron libre du cinéma américain contemporain.

Et cela ne risque pas de changer avec son ambitieux nouveau film, Boyhood, retraçant la vie d’un jeune garçon de ses 5 à ses 18 ans. Particularité du film : il a été tourné sur douze ans avec les mêmes acteurs (parmi lesquels on retrouve Patricia Arquette et Ethan Hawke) ! Une belle promesse de vraie expérience cinématographique unique en son genre pour matérialiser le temps qui passe (bon, il y avait déjà l’avorté Dimension de ce vieux fou de Lars von Trier qui devait être tourné entre les années 80 et les années… 2020 et dont il ne subsiste que 20 minutes).

Aucune date de sortie française annoncée pour Boyhood. Wait and see donc (on espère ne pas attendre douze ans non plus, hein !).

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».