L’Etrange Festival de Paris dévoile sa programmation


Vous rêvez de découvrir depuis des mois tous ces films qui font parler d’eux depuis un bout de temps sans avoir de sorties prévues en salle? Vous trépignez d’impatience à l’idée de voir sur grand écran Hobo with a Shotgun, The Woman, Stake Land, The Theatre Bizarre, Super, Drive, The Divide, Cold Fish ou encore Don’t be afraid of the dark? Imaginez un festival regroupant ces films et bien d’autres dans sa programmation et qui serait facilement accessible au public… Vous en rêviez, l’Etrange Festival l’a fait. Et il se tiendra du 2 au 11 septembre prochain au Forum des Images à Paris. Petit tour d’horizon d’une programmation de choix.


Compétition pour le Prix Nouveau Genre

Guilty of Romance


Comme tout festival se penchant sur le cinéma de genre, l’Etrange Festival ne pouvait faire l’impasse sur le vivier que constitue le cinéma asiatique. Le Japon, tout d’abord, où l’on retrouve le dernier opus en date de la saga Tomie, intitulé Tomie Unlimited et réalisé par Noboru Iguchi ( Machine Girl), ainsi que Guilty of Romance de Sono Sion. Ils seront en concurrence avec l’Anime Redline de Takeshi Koike, réal d’un segment d’Animatrix et ayant bossé pour l’animation d’un paquet de série (Samouraï Champloo, Ninja Scroll) et de film (Blood, Vampire Hunter). Seront également en compétition Milocrorze: a Love Story, comédie de Yoshimasa Ishibashi et enfin Confessions de Tetsuya Nakashima ( Kamikaze Girls).

Hong Kong sera représenté par Revenge: a Love Story de Ching-Po Wong et la Corée du Sud par The Unjust, réalisé par Ryoo Seung-wan (acteur chez Park Chan-wook)  et scénarisé par Park Hoon-jung (scénariste de J’ai Rencontré le Diable de Kim Jee-woon).

The Divide


L’Europe a aussi son lot de lauréats, avec, pour la Grande Bretagne, Kill List de Ben Wheathy, produit par la société Warp X (Donkey Punch de Olly Blackburn), ainsi que Wake Wood de David Keating, production de la Hammer. Pour la France, ce ne sont pas moins le très attendu The Divide de Xavier Gens (Frontières), coproduction franco-américaine, et Hideaways, co-prod franco-irlandaise, de la réalisatrice Agnès Merlet (Dorothy), qui hissent le drapeau tricolore.

La Belgique sera également à l’honneur avec Bullhead de Michael R.Roskam et le 22nd of May de Koen Mortier, cinéaste auquel le festival rendra hommage au travers de la projection de trois autres de ses métrages. Enfin, Meat de Maartje Seyferth et Victor Nieuwenhuijs, réalisateurs de l’adaptation du sulfureux Venus In Furs de Sacher Masoch, représentera les Pays Bas.

L’Amérique enfin, du nord au sud, n’est pas en reste avec pour la partie Nord, le canadien Beyond Black Rainbow, film de Science Fiction de Panos Cosmatos.

The Theatre Bizarre


Le cinéma indépendant US sera à la hauteur de sa réputation avec des bobines déjà auréolées d’un aura sulfureux : le grand-guignolesque film à sketches The Theatre Bizarre, regroupant des noms comme Tom Savini et Richard Stanley, ou encore The Woman de Lucky McKee (May), qui a déjà fait grand bruit à Sundance. Le post-apo vampirique Stake Land de Jim Mickle sera également présenté, tout comme Don’t be afraid of the Dark de Troy Nixey (coécrit et coproduit par Guillermo Del Toro). Le Sud sera lui porté par El Infierno, comédie satirique du mexicain Luis Estrada, dressant comme à son habitude un portrait virulent de son pays natal, entre corruption, violence et cartels de drogue. A ses côtés, on retrouvera le film colombien Salue le Diable de ma part, thriller réalisé par Juan Felipe Orozco.

Enfin, à l’instar de ses compatriotes Wolf Creek et The Loved Ones, The Clinic nous emmènera de nouveau rencontrer les fous furieux qui se cachent dans le bush australien.

Rappelons que le film qui remportera la compétition se verra acheté par Canal+ Cinéma pour une diffusion.

 

Les Avants- Premières et Inédits hors compétition


Drive

Mais l’Etrange Festival, c’est aussi la possibilité de découvrir pour la première fois des films à venir ou des inédits. Et là encore, la programmation est fort alléchante. En plus des films de la sélection en avant-première, les festivaliers pourront découvrir de belles pépites comme Drive de Nicolas Winding Refn (Valhalla Rising) avec Ryan Gosling (Blue Valentine) et Carey Mulligan (Never Let Me Go), prix de la mise en scène à Cannes ou Take Shelter de Jeff Nicols, prix de la Semaine de la Critique. Les fans du genre trouveront leur compte avec  Super de James Gunn (Horribilis ), Dead Heads, comédie de zombie de Brett et Drew T. Pierce ou The Oregonian, premier film de l’américain Calvin Lee Reeder.

L’Etrangeté sera bien au rendez vous avec  les documentaires Walk Away Renee de Jonathan Caouette (Tarnation), et Jean Rollin, le Rêveur égaré de Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser, revenant sur la carrière et la personnalité du cinéaste décédé en décembre dernier. Le pinku Horny House of Horror de Jun Tsugita sera également projeté.


Enthiran The Robot Movie


L’Asie encore sera présente Enthiran Robot The Movie de S. Shankar, grosse prod SF made in India avec la sublime Aishwarya Rai (faut dire qu’à Celluloïdz, les films indiens sont notre péché mignon), Dead Ball, film d’horreur de Yudai Yamaguchi, production Sushi Typhoon et le coréen The Man from Nowhere, premier film de Lee Jeong-beom.

Rayon Inédits, notons la projection de Cold Fish de Sono Sion et de Piscine sans eau de Kôji Wakamatsu, cinéaste japonais contestataire également producteur de l’Empire des Sens de son ami Nagisa Oshima.


Soirées, Nuits et Cartes Blanches


Rutger Hauer


Soirée Rutger Hauer: Cette année, le festival met à l’honneur un acteur culte du genre, en la personne de Rutger Hauer, qui sera présent pour une soirée qui lui sera consacrée. Au programme, la projection de trois films : La chair et le Sang de Verhoven, le sublime The Mill and the Cross de Lech Majewski et le culte Hitcher de Robert Harmon.

Carte Blanche à Lilliana Cavani: L’actrice et réalisatrice italienne présentera son film Portier de Nuit, La Passion de Jeanne d’Arc de Dreyer, L’invaincu de Satyajit Ray et La Ricotta de Pasolini.

Carte Blanche à Jean Pierre Mocky: le réalisateur a choisi quand à lui, Viva la Muerte de Fernando Arrabal, Requiem pour un Champion de Ralph Nelson, Moranbong, une aventure coréenne de Jean-Claude Bonnardot et La Dernière Fanfare de Ford.

Carte Blanche à Julien Temple: Le réalisateur d’Absolute Beginners nous offre, en plus de son film Requiem for Detroit, les projections de Requiem pour un massacre de Elem Klimov (ce qui a fait sauter de joie notre E.T maison, The Vug), L’Atalante de Jean Vigo et La Griffe du passé de Jacques Tourneur.

2019 après la chute de New York


Nuit Grindhouse: Qui dit cinéma de genre, dit aussi Grindhouse. En plus de la projection du Hobo with a Shotgun de Jason Eisener (qui avait remporté le concours de fausses bandes annonces de Tarantino/Rodriguez), vous pourrez découvrir le documentaire Grindhouse, The next G de Didier Allouch, Norvegian Ninja de Thomas Cappelen Malling, Tucker et Dale fightent le Mal d’Eli Craig (fils de Sally Field, ex-femme de Mme Doutfire dans le film éponyme) et le 2019 après la chute de New York de Sergio Martino (réalisateur du giallo culte Torso et du mondo La Montagne du Dieu Cannibale). Vaste programme!

Hell Driver


Nuit Sushi Typhoon: S’il y a bien un label qui aime le cinéma de genre, c’est bien Sushi Typhoon. Le festival vous propose donc de (re)découvrir l’univers barré et tellement nippon de la firme en quatre film: Alien V.S Ninja de Seiji Chiba, Karate Robo Zaborgar de Noboru Iguchi (Machine Girl, RoboGeisha), Yakuza Weapon de Tak Sakaguchi et Yudai Yamaguchi (l’un acteur, l’autre réal de Battlefield Baseball) et enfin Helldriver de Yoshihiro Nishimura (Tokyo Gore Police, Vampire Girl V.S Frankenstein Girl)

Bref, du lourd, du très lourd et vous l’aurez compris, un des événements majeurs de cette rentrée.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous rendre sur le site du festival: ici


Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.