Critique: Star Wars – Les Derniers Jedi

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Rating: 2.5/5 (2 votes cast)

Star Wars: The Last Jedi

 

De Rian Johnson
Avec Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac, Mark Hamill, Carrie Fisher
Etats-Unis – 2 h32 – 2017
Rating: ★★★★☆

On était impatient de voir le génial Rian Johnson sur la franchise Star Wars, et inquiet aussi, qu’il soit écrasé par la machine Disney. Car si J.J Abrams s’en est bien sorti, en bon fanboy/Yesman qui ne fait pas de vagues, Gareth Edwards à semble t-il pas mal lutté pour imposer sa vision de l’univers.

Heureusement, The Last Jedi ne souffre pas trop du syndrome remake de The Force Awakens, et le réalisateur de Looper se permet même de mettre un terme à des décennies de manichéisme (Hors spin-off Rogue One, pas vraiment un film Star Wars), en envoyant valser les attentes et les théories qui inondent le net depuis 2015.
Il ne le fait pas toujours de manière très subtile, mais c’est assez étonnant dans une galaxie ou tout est décortiqué à plus soif, et ou les réponses semblent évidentes des mois avant la sortie du film. On a d’ailleurs tendance à oublier qu’avant la prélogie de Lucas, personne ne s’éternisait sur les origines de la famille Skywalker, ou sur Dark Sidious, le grand méchant de la première trilogie.
Ce besoin usant de tout savoir, Johnson le prend à contre-pied, préférant s’intéresser à la question de l’appartenance et la transmission d’un savoir qui n’a peut-être plus lieux d’être. En tout cas plus de la même manière, la frontière entre le côté lumineux et obscur n’étant plus seulement une histoire de bien ou de mal. L’avenir de la franchise appartient à la nouvelle génération, devant et derrière la caméra, et les vieilles idoles n’ont plus de raisons d’être. Enfin, après un dernier baroud d’honneur tout de même.
Dommage que Daisy Ridley se fasse complètement bouffer par un Mark Hamill comme d’habitude formidable, mais qui n’a malheureusement pas eu la carrière de Ford.
En dehors de lui le casting est de toute façon en demi teinte, excepté Oscar Isaac (Ouais bon, Oscar Isaac quoi), John Boyega et Carrie Fisher, Adam Driver étant un très bon acteur mais vivant difficilement à travers un personnage ingrat et qui se fait ridiculiser depuis maintenant deux films. Son statut de neuneu qui se prend pour Vador et à tué son papa ne le quittera pas de sitôt.

 

Sinon et si l’on oublie une temporalité un brin foireuse (En gros le film se passe sur quelques heures ou il se déroule milles trucs comme si ça durait une semaine) et quelques longueurs, Johnson assure largement le spectacle, notamment dans un casino ou les héros chevauchent une sorte de lévrier géant, une course poursuite qui sent bon l’aventure épique.
Et oui, le Porg, cette espèce de pingouin à l’air triste que le service marketing à vu d’un bon œil, est atrocement mignon. On est d’ailleurs étonné de voir à quel point Johnson maîtrise les codes de l’humour, le film étant hilarant quand il le faut, notamment quand il s’agit de faire revenir une vieille mascotte de la saga…

Le Dernier Jedi (C’est pas moi qui le dit c’est le réalisateur) s’avère donc le blockbuster familial parfait de cette fin d’année, sans pour autant nous prendre pour des truffes.
Dans le genre ce n’est pas encore au niveau de John Carter, mais c’est déjà pas mal !

 

 

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.