PIFFF 2017 : La programmation

Revoilà donc cette période de l’année où les jours raccourcissent et où commencent à fleurir les décorations de Noël. C’est aussi le moment pour le PIFFF de dévoiler le programme des hostilités. Cette 7ème édition s’ouvrira donc le mardi 5 décembre avec A Ghost Story, drame fantastique de David Lowery avec Rooney Mara et Casey Affleck (et la chanteuse Kesha aussi…).

La compétition permettra de découvrir : Dave Made a Maze, le délire gondriesque de Bill Watterson (l’acteur, à ne pas confondre avec le papa de Calvin et Hobbes !) ; The Endless, le nouveau film des réalisateurs du très remarqué Spring ; Ajin : Demi-human, sorte d’Highlander nippon qui s’annonce bien généreux ; 68 kill de Trent Haaga, scénariste de Cheap Thrills qui renoue avec les combines foireuses ; Tigers are not afraid où une orpheline est hantée par le fantôme de sa mère dans un premier film d’une réalisatrice mexicaine, Issa Lopez, déjà saluée par Guillermo Del Toro himself ; Golem, le tueur de Londres de Juan Carlos Medina, thriller gothique passé entre les mains de Neil Jordan et Terry Gilliam ; Sicilian Ghost Story  l’enquête d’une adolescente sur la disparation d’un de ses camarades dans un petit village sicilien ; Tragedy Girls, une comédie américaine qui réinterroge la figure du serial killer à l’heure des réseaux sociaux ; Revenge, un rape and revenge bien de chez nous et Matar a Dios, premier long espagnol dans lequel un sans-abri squatte un réveillon de Noël et prétend vite être Dieu lui-même…

Joseph Kahn, réalisateur des cultes Detention et Torque (pour différentes raisons…), viendra présenter Bodied, film sur les battles de rap produit par Eminem. Alexandre Bustillo et Julien Maury seront également présents pour défendre leur Leatherface qui apparemment en aurait bien besoin… Mutafukaz et Mayhem seront projetés pour ceux qui, comme moi, les auraient ratés à l’Etrange festival. Enfin, ce n’est pas un mais bien deux nouveaux Takashi Miike qui seront présentés cette année avec Blade of the immortal, un chambara qui est aussi le 100ème film du cinéaste (!), mais aussi JoJo’s Bizarre Adventure qui, comme son nom l’indique, devrait s’avérer bien barré ! Pour rester dans le cinéma japonais (on pourrait aussi ajouter Survival Family et Downrange, nouvelle folie du réalisateur de Versus et Midnight Meat Train, Ryuhei Kitamura), c’est le Shin Godzilla de Hideaki « Evangelion » Anno et Shinji « Gamera » Higuchi qui sera diffusé en exclusivité (il est pourtant sorti il y a un an et demi au Japon…) pour clôturer le festival.

Pour les séances cultes, il faudra compter sur le toujours aussi cool Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin, Le maître des Illusions, un Clive Barker justement défendu par Nonobstant2000 ici-même, et 3615 Code Père Noël, un film de René Manzor particulièrement de saison.

Il s’agirait aussi de ne pas oublier les deux projections de courts-métrages, français et internationaux, ainsi que le Prix Climax qui se propose de revaloriser les scénarii de genre en France en soumettant cinq projets prometteurs à un jury de professionnels. La compétition sera suivie d’une master class optimiste dont l’intitulé tord déjà le cou aux clichés : « Les réussites du genre en France ».

Avec cette 7ème édition qui met à nouveau à l’honneur le gore, l’excessif mais aussi le drôle et le poétique et qui fait la part belle à un cinéma japonais qui mélange souvent un peu de tout ça, le PIFFF confirme qu’il est bien un rendez-vous incontournable pour les cinéphiles de Paris et d’ailleurs.

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C’est un endroit extraordinaire dont le nom s’affiche fièrement à front de colline (le « O » est à Alice Cooper et le « Y » à Hugh Hefner !) : cité des anges où tout le monde a un sexe, Mecque où les juifs sont bienvenus, usine à rêve désormais spécialisée dans le recyclage … Les étoiles tapissent ses trottoirs à défaut de pouvoir percer les nuages de pollution. Sous son soleil paradisiaque, la neige y tombe pourtant toute l’année, importée directement de Colombie. Là-bas, les nourrissons tètent du lait au silicone et les mexicains rêvent d’avoir des guatémaltèques pour récurer leurs toilettes. Ce pays sera ici représenté par un émissaire qui n’y a jamais foutu un pied et qui signe « Clém’ » à la pointe du stylet de sa palette graphique.