Critique: Colossal

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Colossal

de Nacho Vigalondo

avec Anne Hathaway, Jason Sudeikis, Dan Stevens, Austin Stowell, Tim Blake Nelson

Etats-Unis / Espagne – 2017 – 1h50

Rating: ★★★☆☆

 

 

 

Gloria, une jeune femme alcoolique vivant à New-York, se fait jeter de chez son petit ami un matin, ce dernier ne pouvant plus supporter son état. Elle retourne donc dans sa ville natale et croise un ami d’enfance, Oscar. Quand un énorme monstre apparaît à ce moment la à Séoul, Gloria découvre qu’il est en fait elle et inversement, et que ses actions peuvent tuer des milliers de gens.

Drôle de film que ce Colossal, qui peut se montrer aussi génial qu’absolument nul. D’abord une comédie romantique indé classique, Vigalondo perverti les codes du genre de façon brutale, en un film moralement violent et bien plus triste que drôle. C’est assez inattendu même si le réalisateur n’est malheureusement pas Bong Joon-ho et à tendance à perdre le spectateur à défaut de le surprendre dans les ruptures de ton.

Et si l’explication du mystère est au dessus de tout en terme de connerie, c’est surtout que les personnages manque d’un background qui aurait permis une empathie nécessaire au déroulement de l’histoire. Pourquoi Gloria et Oscar détestent leur vie ? Pour l’une il y a bien un début d’explication insuffisant, mais pour lui nous n’en sauront rien alors que c’est littéralement le point de départ de tout ce bordel. Heureusement que Hathaway et Sudeikis sont eux, colossaux.

Du coup, difficile de voir ou l’Espagnol veut en venir, l’alcoolisme de Gloria amenant d’autres sujets traités en accéléré. Parce que c’est bien beau de changer de ton en plein milieu, sauf si que ça ne sert finalement pas à grand chose. Le pire étant que l’on voit très bien et de loin ou Vigalondo veut aller, mais sans y arriver.

En revanche, le film aligne quelques idées franchement brillantes et totalement inédite du côté de la parti monstre, en faisant une sorte de blockbuster inversé ou la destruction massive inhérente au genre se fait en filmant les pieds des protagonistes, et ou les échos des cris des habitants de Séoul se font entendre en fond.

Toute cela explique peut-être pourquoi aucun distributeur Français n’a voulu sortir le film, trop étrange et inclassable. Mais qu’on aime ou pas, il est quand même honteux qu’une œuvre aussi unique se voit refuser nos cinémas, et ce malgré un paquet de scories qui plombent ce qui aurait pu être un vrai chef-d’œuvre atypique.

Ceci-dit ne vous privez pas pour la vod, ce n’est pas tout les jours que vous verrez un gros monstre qui danse au milieu de Séoul !

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.