Critique: Alien Covenant

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Rating: 4.0/5 (2 votes cast)

Alien Covenant

 

De Ridley Scott

Avec Michael Fassbender, Katherine Waterson, Noomi Rapace, Dany McBride, Jussie Smolett, Billy Cudrup, Guy Pierce, James Franco

États-Unis / Grande Bretagne – 2h03 – 2017

Rating: ★★★☆☆

 

 

 

Le vaisseau colonial Covenant reçoit durant son voyage un signal humain venant d’une planète pouvant accueillir de la vie. Sur place, l’équipage découvre un monde hostile et se retrouve sauvé par David, un androïde dernier survivant du Prometheus.

Si le premier film Alien est aujourd’hui toujours considéré comme un chef-d’œuvre immuable de la science-fiction c’est en partie? grâce à son aura mystérieuse, le film ne levant jamais le voile sur son introduction se situant dans le Derelict, ni sur la créature.
L’imagination du spectateur à ainsi fonctionné à plein régime pendant des années, sans jamais avoir besoin de réponses. L’annonce de Prometheus était donc en soit une fausse bonne idée, mais la curiosité étant un vilain défaut, nous avons été nombreux à nous jeter dans les salles le jour de la sortie, espérant secrètement que Ridley Scott définisse une nouvelle fois les standards de la SF. Si certains ont? apprécié (voir la critique de notre ami The Vug), je reste dubitatif malgré une direction artistique impressionnante.

 

Le réalisateur a d’ailleurs un peu revu sa copie depuis 2012, à commencer par un équipage deux fois moins nombreux (quand Prometheus ne savait plus quoi en faire et en à sacrifié les ¾ en l’espace de 30 secondes), même si honnêtement je n’ai retenu le nom d’aucun des personnages. Ce qui est quand même triste, car n’ayant pas vu Alien depuis une bonne dizaine d’année je garde un souvenir intact de tout les membres.
Le casting est par ailleurs composé de têtes quasi inconnues, hormis l’excellent Billy Crudup et…James Franco ! Visible seulement dans une courte vidéo et une photo, vu qu’il ne passe pas les 10 premières minutes ! Une bizarrerie qui s’explique finalement par le fait que Covenant ne fait aucune concession vis à vis du destin de l’équipage, ces derniers étant tous accompagnés de leur partenaire amoureux.
Michal Fassbender ayant des épaules vraiment très larges, il porte une nouvelle fois le film et fait de l’androïde David ce qui était plus ou moins annoncé dans Prometheus, à savoir l’antéchrist. Reflet de Ridley Scott, le robot dissèque et expérimente sans relâche afin de créer un organisme parfait, et le réalisateur de s’aliéner (« Laul ») une bonne partie de sa fanbase à force de vouloir reproduire son chef-d’œuvre et de poser des questions sans apporter de réponses.

Le monstre parfait existe déjà depuis 1979, et n’avait pas besoin d’expériences supplémentaire. Et quand finalement le premier Alien explose le thorax d’un pauvre hère (la scène est encore plus horrible que la mort de John Hurt, c’est dire), la beauté et la brutalité de cette naissance est immédiatement parasitée par le fait que l’Alien à déjà était crée par les Ingénieurs, le sujet du précédent film. Une copie donc, en attendant le vrai monstre dans deux ou trois films, ou plus va savoir.

Covenant n’apporte donc rien, est difficilement visible comme œuvre unique (bien plus que Prometheus tout de même) et ne pourra être totalement apprécié que quand l’ensemble des films seront sortis.
A la fois très frustrant et débordant d’idées (le premier plan fait enfin le lien direct avec Blade Runner et la thématique d’un dieu biomécanique surpassant son créateur), ce nouveau Alien se montre d’un fatalisme peu commun, à tel point qu’on en ressort comme d’une bagarre qu’on aurait perdu dans l’humiliation.
On attendait pas vraiment quelque chose d’aussi hargneux et jusqu’au boutiste, l’aura funeste qui plane sur l’ensemble du film lui permettant de sortir la tête de l’eau et de s’imposer comme un blockbuster viscéral marquant, malgré les problèmes pré-cités

Tu as gagné cette fois-ci papy Scott, mais on t’attends au coin de la rue.

 

 

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.