Critique: Logan

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Logan

de James Mangold

avec Hugh Jackman, Dafne Keen, Patrick Stewart, Boyd Holbrook, Stephen Merchant, Eriq La Salle

Etats-Unis – 2017 – 2h20

Rating: ★★★★☆

Logan

 

En 2029 les mutant ont quasiment tous été exterminés, et le gène progressivement détruit pour éviter d’autres naissances. Devenu chauffeur privé et s’occupant d’un professeur Xavier atteint de dégénérescence, Logan, vieillissant et dont le pouvoir de guérison n’est plus aussi efficace qu’auparavant, tente d’accumuler suffisamment d’argent pour leur offrir un bateau et finir leur vie en pleine mer. Contacté par une certaine Gabriela pour protéger une petite fille mutique du nom de Laura, le vieux mutant accepte de l’emmener dans le Dakota du sud ou elle sera apparemment en sécurité.

Après l’immonde  Origins , le solide James Mangold (Copland) avait su redorer partiellement l’image du personnage de Wolverine, même si Bryan Singer avait pas mal remis les choses à plat dans Days of the Futur Past. Partiellement, parce que si Le Combat de l’immortel est une proposition intéressante, son dernier acte en forme de doigt dans le cul (du spectateur) n’est pas loin de tout foutre en l’air.

Le réalisateur du remake de 3h10 pour Yuma remet pourtant le couvert, cette fois assuré d’avoir un classement R (soit interdit au moins de 17 ans au U.S) et qu’on ne vienne pas l’emmerder. A noter également la volonté de Jackman de vouloir prendre pour modèle « Old man Logan » de Mark Millar, sans quoi le film aurait sûrement écopé une nouvelle fois d’un PG-13.

 


Et effectivement on a l’impression de regarder ce qu’aurait du être le précédent Wolverine, la violence étant bien présente (ça coupe pas mal de trucs) et le propos pas franchement rigolard tout en s’inscrivant dans l’univers X-Men. Point d’urbanisme ici puisque le décor est principalement désertique et sauvage, à l’abandon ou détruit, au moins autant que peut l’être Logan, dans un état pitoyable.
Mangold reprend de ce fait l’idée d’un personnage en bout de course, Jackman jouant toujours le grognon mais à la souffrance cette fois nettement palpable. Passage de flambeau oblige, l’autre star du film est la petite Dafne Keen, formidable alors qu’elle ne cause quasiment pas pendant tout le film. Et si Patrick Stewart l’est tout autant (son numéro de vieux fou est à la fois délectable et d’une profonde tristesse), son personnage se trouve sacrifié à un moment ou tout était parfait. Attendez j’y viens.
Alors que l’ambiance presque post-apo et le drame humain se côtoient jusque la avec harmonie (Par moment on se croirait dans un film de Jeff Nichols), voilà qu’au milieu débarque un nouvel antagoniste dont on ce serait bien passé, surtout que Boyd Holbrook s’en sortait à merveille jusque la. Je ne sais pas si vous avez déjà fait une blague à quelqu’un, en mettant votre doigt qui a traîné je ne sais ou dans sa mousse au chocolat, alors qu’elle était jusque la belle est appétissante. C’est ce que j’ai ressenti à ce moment du film, et ce n’est pas très agréable.
Heureusement que la très (très) belle fin nous fait un peu oublier cette sortie de route et conclut avec sobriété une saga qui dure depuis pas mal de temps déjà. En fait, Logan c’est ce que X-Men aurait du être depuis 17 ans et ce que DC essaye de faire en ce moment, mais sans en avoir le courage. Mieux vaut tard que jamais !

 

 

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.