Critique: Passengers

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Passengers

de Morten Tyldum

avec Chris Pratt, Jennifer Lawrence, Lawrence Fishburne, Andy Garcia

Etats-Unis – 2016 – 1h56

Rating: ★☆☆☆☆

passengers

 

En route pour une nouvelle planète, le vaisseau colonial Avalon se heurte au cours de son voyage à un champ d’astéroïdes. Pas de bol puisque sur les 5000 passagers en stase, l’incident réveille Jim Preston, un mécano qui se retrouve seul et 90 ans avant l’arrivée du transporteur à destination. Obligé de passer le restant de ses jours dans la station, il se décide à réveiller Aurora, une écrivaine, sur qui il a flashé.

Jon Spaihts n’a décidément pas de chance. Après que Lindelof ait massacré son scénario de Prometheus, voilà que la même se produit avec Passengers. Longtemps sur blacklist, le film finalement réalisé par Mortem Tyldum (Headhunters, The Imitation Game) aura connu par mal de versions au fil des années, notamment avec Keanu Reeves et Emily Blunt. Et bien qu’on est malheureusement pas l’histoire sous les yeux, le premier jet semblait bien plus intéressant et remettait en cause l’histoire tordue de Pratt et Lawrence.  Le minimum syndical en fait, vu que Passengers, au delà d’être un mauvais film, se dote d’une morale puante qu’on est très étonné de voir dans un film de 2016.

L’argument de base est pourtant recevable : Un type seul pour le restant de ses jours, et qui après moult questionnement se décide à réveiller une pauvre fille qui n’avait rien demandé à personne. L’acte est aussi compréhensible qu’horrible et aurait pu donner lieu à pas mal de situations intéressantes, même si le film n’arrive jamais à restituer la solitude très pesante de Moon de Duncan Jones.
On aurait ainsi pu découvrir que le personnage de Pratt n’en était pas à son premier coup d’essai, ou que Aurora était en fait complètement maboule, transformant le film en thriller suffocant.

 


Que dalle ma bonne dame, elle tombe amoureuse de lui en 15min (On rappelle que c’est un mécano neuneu, elle une brillante écrivaine), lui fait la tronche pendant deux scènes parce que « quand même quoi » (Dixit le personnage de Lawrence Fishburne, texto), et finalement ils vécurent heureux durant le reste du voyage.
En fait je vais vous traduire ce que dit le film : Y’a un mec seul sur une station, il prend la meuf la plus bonne et la réveille pour la baiser. Avant il stalk tout ses journaux audio pour pas dire de conneries, et ça marche.
Non, mais non putain ça marche pas ! Ce mec est un gros taré et un film ne peut pas lui donner raison et même faire l’apologie de son comportement ! Je m’emporte et j’en suis navré, mais voir ça aujourd’hui c’est quand même complètement dingue.

Pour en revenir au film en lui même, seulement trois chose à retenir : Une scène utilisant la gravité dans une piscine, Michael Sheen qui est toujours bien et la présence de Andy Garcia à la fin du film. Ne clignez pas des yeux par contre, on le voit 3 secondes à l’ouverture d’une porte. C’est juste Andy Garcia hein, on est plus à ça près!

Pas follement original sur la forme, Passengers n’exploite même pas les ficelles inhérentes à son postulat moralement douteux, supposant que la belle gueule et la coolitude de Chris Pratt peuvent effacer ou pardonner tout comportement douteux. Une belle perte de temps – et de thunes.

 

 

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.