Chroniques cinéphilo-culinaires Vol.1

Chroniques cinéphilo-culinaires Vol.1

 

Le principe est simple, une micro-critique d’un film et le choix de mets dégustés pendant son visionnage. Ou quand le goût gastronomique s’allie à la passion du cinéma….
 

 

Shakespeare in love (1998) – avec un Bounty  

shakespeare-in-BOUNTY

« Tiens, on se rematerait pas – Shakespeare in love – ce soir ? » est certainement la phrase que plus personne n’a prononcée depuis 1999.
Il rejoint ainsi ses copains de la catégorie « film multi- oscarisé dont on se fiche de nos jours comme d’une guigne ». Munie d’un bounty, je me devais de trancher : loin d’être une purge atomique, je crois que ça se veut drôle : me voici donc face à une bagarre qui devient générale à coup de fleuret sur musique joyeuse, c’est cocasse ! (on l’aura compris, de l’humour pour mamies) , et surtout un héros dont la ressemblance frappante avec Simon Astier ne cessera de me hanter pendant tout le film.
Plus sérieusement, à ranger entre Ragin Bull et Voyage au bout de l’enfer (si on aime le classement par ordre alphabétique).
 

 
Dangereusement votre (1985) – avec du foie gras

DANGEREUSEMENT FOIE GRAS
S’il l’on ne devait conserver qu’un seul James Bond, ça serait plutôt Moonraker. Fichtre. Mais je vois pas pourquoi je bouderais mon plaisir (et ma tartine de foie de canard) devant la prestation d’un Roger Moore qui reprend le rôle à l’âge des premiers lumbagos, qui course Grace Jones à la tour Eiffel sur du Duran Duran (Daaaance into the fiiiiire,that fatal kiss is all we neeeeed), qui se retrouve face à un bad Chris Walken blond péroxydé (ses seuls cheveux mériteraient un biopic à part), méchant avec un vrai plan de méchant : a) faire péter des mines avec une tonne d’explosif – b) ce qui provoquerait un méga tremblement de terre – c) ce qui innonderait la sillicon valley – d) et qui lui permettrait d’avoir le monopole sur la fabrication de puces électronique, bref du travail propre et au delà de tout soupçon. Chef d’oeuvre.
 

 
Ghost (1990) avec un sandwich au salami

ghost-SALAMI
J’ai toujours trouvé que ce film manquait d’une certaine rigueur scientifique, c’est son gros défaut. Il arrive pas à saisir une canette, bon, admettons – toute perception n’est elle pas une erreur écrivait Nietszche – à la limite, mais alors pourquoi son cul ne traverse-t-il pas le siège quand il est assis ? Et pourquoi mon sandwich au salami manque-t-il cruellement de beurre ?
Hein ?
 

 
Ma vie de chat (2016) – avec des croquettes Purina One pour chat stérilisé


(Réunion au siège d’Europacorp)
– Alors, on était parti sur du classique, le type tu vois, il est au sommet, il a tout, mais il en délaisse sa famille. Puis un jour il lui arrive un pépin. Et à la fin, bon, il reste riche mais il a appris un truc.
– Sérieux les gars, c’est du réchauffé ça ! Et il lui arrive quoi ? Il peut plus mentir ? Dire non ? Il se transforme en agrafeuse ?
– En chat ! Les gens aiment bien, c’est une valeur sûre. Ils sont si mignons ! Et fourbes ! Et puis merde quoi… un chat qui parle !
– Je suis moyen convaincu là.
– On a appelé Christopher Walken, il est chaud pour faire le vendeur de l’animalerie.
– VENDU.

 

 
Always (1989) avec un Cacolac

ALWAYS CACOLAC
Après s’être fait la main sur quelques essais mineurs (comme Les Dents de la mer, Rencontre du troisième type, E.T) qui lui ont permis de se forger une petite expérience dans le milieu, Spielberg imposera Always – hommage capraïen dont la réputation n’est plus à faire – avant d’entamer une longue traversée du désert (La Liste de Schindler, ce gros loupage) et de renaitre le temps du pas du tout emmerdant non plus Le Terminal.
 
 
 

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