Critique: The Mermaid [PIFFF 2016]

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Mei ren yu

De Stephen Chow

Avec Chao Deng, Show Lo, Yuqi Zhang

Chine – 2016 – 1h34

Rating: ★★★★☆

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Xuan, promoteur immobilier, vient d’acquérir un espace en bord de mer, où il utilise des sonars menaçant l’écosystème. Le soir de cette acquisition, il organise une fête où il rencontre une certaine Shan…

Après la comédie sportive (Shaolin Soccer), la kung fu comedy (Crazy Kung Fu), voici la comédie fantastique de Stephen Chow. C’est une romance façon La petite sirène qui nous est proposé mais l’être aquatique a une vocation similaire à celle ensorcelant Ulysse et son équipage… Nous sommes donc aussi dans un thriller romancé, certes avec la ritournelle facile de tomber amoureux de sa cible, ce qui prouve le plaisir qu’a le réalisateur de mélanger les genres, on aura droit à de la comédie musicale, ce qui donne une expérience cinéma très dense, cela part dans tous les sens mais avec maîtrise. Tant mieux, car par moments, les acteurs cabotinent un peu, mais toujours en étant touchants et chaleureux. D’ailleurs on a même droit à un caméo de Tsui Hark, étonnant, signifié en « tonton riche » de Xuan… L’humour est toujours excellent chez Stephen Chow, de situations absurdes ou quiproquos.

Quant aux effets spéciaux, mélange de numérique et d’artisanal, ils se montrent fluide et ludiquement cartoonesque (l’homme-pieuvre) tout en se mélangeant bien au discours anti-libéral pro-écologie et environnement. En effet, il y a un contraste esthétique entre la propriété du riche Xuan ainsi que son immeuble d’affaire (tout en verticalité) face au bateau-épave où vit Shan (tout en horizontalité) dont le point culminant est la scène d’assaut des scientifiques sur les sirènes rappelant des phases de combat de Crazy Kung Fu via la doyenne…

Il n’en reste pas moins le non-sens de la non-sortie de ce film, pas d’achat salles ni achat vidéo. L’industrie d’exploitation du cinéma français tourne définitivement le dos au cinéma de genre asiatique? Malgré le succès du Dernier train pour Busan? L’avenir nous contredira peut-être…

 Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…