Critique: Seoul Station

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Seoulyeok

De Yeon Sang-ho

Corée du Sud – 2016 – 1h32

Rating: ★★★★☆

seoul-station

Un clochard âgé, se tient le cou où il semble avoir une blessure assez sérieuse. Mais tout le monde l’ignore, vu que c’est un sans-abri qui pue. Lorsqu’il décède des suites de son état, son camarade de fortune en appelle la sécurité de la grande gare de Seoul…

 

Prequel d’un des meilleurs blockbusters de l’été, Dernier train pour Busan qui a fait 250 000 entrées, le réalisateur opte cette fois-ci pour l’animation. Il installe un récit éclaté, polyphonique mettant en avant les marginaux: un jeune couple fauché et des sans-abris, tout en les signifiant dans l’espace urbain. La gare est tout en longueur quand la ville est surtout montrée par la hauteur et les gratte-ciels. Avant le début de la panique et d l’arrivée des zombies, le récit montre déjà une attitude des personnages en situation de crise. En effet, ils expriment beaucoup de détresse, gesticulent énormément et font surtout preuve d’incompréhension les uns envers les autres, les dialogues de sourds s’enchaînent. On dit souvent que les crises montrent le pire des gens, De Gaulle, quant à lui précisait que cela montre les gens tels qu’ils sont vraiment.

Et de ce pathétique et pathologique qui en ressort, ce sont des personnages perdus dans la ville urbaine avant d’être perdu dans le carnage zombie, tous les personnages sont déjà dans une fuite en avant, avant la fuite pour survivre. D’ailleurs cet état de siège, ou d’assaut au choix, est très bien rendu par la perspective animé, qui fait un effet 3d, cela donne une impression de travelling ou de panoramique. Il en ressort également de l’humour, cet humour particulier coréen. Néanmoins, l’animation est assez moyenne et ne rend pas honneur au projet instigué, qui a pourtant un excellent retournement de situation de fin… Au final, le prequel a une teneur plus sombre et une ambiance plus triste, dont on peut même déceler une réflexion sociale, tout en distillant une dimension ludique (la recherche labyrinthique en ville entre les deux amoureux). Seoul Station est un énième argument en faveur d’une meilleur exploitation du cinéma sud-coréen en salles françaises.

 

A noter que le film a été projet au Festival du Film Coréen à Paris et qu’il sera distribué en Bluray avec Dernier Train pour Busan le 17 décembre, comme annoncé sur Twitter par le distribiteur ARP Sélection.

 

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Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…