Critique: la trilogie Basket Case

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Basket Case

Basket Case 2

Basket Case 3: The Progeny

 

de Frank Henenlotter

Basket Case: Avec Kevin Van Hentenryck, Terri Susan Smith, Beverly Bonner, Robert Vogel

Basket Case 2 : Avec Kevin Van Hentenryck, Judy Grafe, Annie Ross, Heather Rattray

Basket Case 3: Avec Kevin Van Hentenryck, Annie Ross, Gil Roper, Dan Biggers

Etats-Unis – 1982/1990/1991 – 1h30

Rating: ★★★★★

basket-case

Duane débarque à New-York et s’installe dans un hôtel miteux avec, sous le bras, un étrange panier fermé par un cadenas. En fait, ce dernier contient son frère siamois, Bélial, un amas de chair d’assez mauvaise humeur et avec qui il communique par télépathie. Ils veulent retrouver les docteurs qui à l’époque les ont séparés de force.

Au même titre que Abel Ferrara, Frank Henenlotter est un réalisateur issu du NY pré-nettoyage, une époque où cette ville était au bord de la faillite et rongée par la criminalité.
Et c’est aussi là qu’est né un Cinéma underground, forcément influencé par cette période de misère absolue. Henenlotter a grandi dans la fameuse 42eme rue, et entre les prostituées et les dealeurs, a vu l’émergence d’un Cinéma d’exploitation dont il va devenir l’un de ses plus fervents défenseurs.

Et il faut dire que Basket Case est un objet unique, parce que d’une époque révolue, mais qui en capte toute l’essence et donc le rend forcément intéressant et culte.

Si vous n’avez jamais vu le film ou pas depuis longtemps, il y a quelque chose qui va vous frapper assez vite : C’est moche, surjoué par des amateurs, et souvent complètement con. Et pourtant, impossible de trouver ça mauvais. La seule chose qui nous vient à l’esprit arrivé au générique est « Mais c’est génial ! ». Bah oui, c’est vraiment génial, même si c’est un drôle de paradoxe.
Ceci s’explique cependant pour plusieurs choses.

 


Déjà, le film à été tourné façon quasi-documentaire, ce qui apporte même après toutes ces années quelque chose d’authentique et à des années-lumière d’un Cinéma récent qui manque cruellement d’audace. Et puis surtout, comment ne pas voir la passion de Henenlotter pour son histoire, ses personnages étranges et la ville de New-York. Tout cela transpire à chaque seconde et rend Basket Case instantanément attachant bien que très amateur. C’est d’ailleurs le problème de Basket Case 2 et 3.

Le premier film ayant finalement rencontré un joli succès et notamment en France (Malgré une première sortie au Etats-Unis tronquée puis intégrale), Henenlotter est contacté par le producteur James Glickenhaus (réal de The Externimator et Blue Jean Cop), qui souhaite faire de Basket une franchise à succès. Le réalisateur ayant beaucoup de mal à réaliser Brain Damage, il accepte. Une ineptie donc, au vue de la fin du premier film. Mais étant donné qu’Henenlotter souhaite réaliser un film inspiré de Freaks de Tod Browning et que le producteur se montre insistant, pourquoi ne pas finalement faire les deux ?

 

 

Duane et son frère sont donc emmenés à l’hôpital sous la surveillance de la Police, mais s’échappe pour être recueilli par Ruth et sa petite-fille Susan, qui tiennent une maison de freaks.
Et si Basket Case réussit un numéro d’équilibriste miraculeux entre le premier degré et un humour décapant, cette suite est bien plus une comédie qu’un film d’horreur. Le film dispose évidemment de meilleurs FX et d’une mise en scène plus propre, mais l’on y perd malheureusement tout le charme du premier épisode, ce dernier étant réalisé par passion alors que le second dans un but commercial. Tout de même, reconnaissons que quelques scènes relèvent clairement le niveau (On pense à la fin par exemple), mais l’ennui pointe assez souvent le bout de son nez malgré une belle galerie de monstres.

 

 

Et Basket Case 3 de pousser à l’extrême la comédie potache.
Tante Ruth décide d’emmener tout le monde en vacances en bus (Pt’ain on dirait le pitch de Camping 4), mais deux shérifs du coin essayent de mettre la main sur Duane et Bélial.
Il n’y a vraiment pas grand chose à dire sur ce troisième film vu que Henenlotter n’en a strictement plus rien à secouer, mais ça tombe bien vu que nous aussi.

En revanche, il est à signaler que Carlotta vient de sortir les trois films dans de belles copies Blu-ray dans leur Midnight Collection, et que le premier mérite clairement d’être revu dans les meilleures conditions possible !

 

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.