Critique: Interchange [Etrange Festival 2t016]

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Interchange

De Dain Iskandar Said

Avec Shaheizy Sam, Nicholas Saputra, Prisia Nasution, Iedil Putra

Malaisie/Indonésie  – 2016 – 1h42

Rating: ★★★☆☆

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Un flic sollicite l’aide de son ami, photographe de scènes de crimes en plein burn-out. En effet, un tueur assèche ses victimes, faisant ressortir leurs veines tels des racines, et laisse au sol de vieilles plaques photographiques en morceaux. Lorsque le puzzle est assemblé, nos deux détectives découvrent des portraits d’indigènes du début du siècle dernier. Ça pue l’enquête en eaux troubles tout ça…

Issu d’une production malaisienne encore peu développée, Interchange transpire la passion du cinéma, Dain Said n’hésitant pas à mélanger les genres et à multiplier les références. Ainsi, le film commence comme un polar à la Seven, se poursuit comme un Fenêtre sur Courasiatique pour nous conduire vers une sorte de Blade chamanique, avec au passage un gros clin d’œil à Blade Runner. Vous l’aurez compris, l’intrigue conduit vite nos deux enquêteurs (pas très buddy-movies par contre puisqu’ils s’opposeront vite) sur la trace de vampires. Reprenant notamment la croyance comme quoi prendre en photo volerait l’âme du sujet, Interchange nous présente une vision assez singulière de la créature, capable de mutations qui devraient plaire aux fans de Simon MacCorkindale. Ces vampires, issus d’un Borneo ancestral, peuvent nous faire penser à La dernière vague (également présenté à l’Etrange festival cette année) ou encore au Wolfen de Michael Wadleigh.

 

 

Malheureusement, Interchange peine à aller plus loin que son gros mash-up qui manque certainement de folie et, malgré de bonnes idées, s’avère assez convenu. L’ensemble, pas toujours digeste, n’est pas très bien rythmé non plus. Le film bénéficie en revanche d’un casting investi et d’une très bonne direction artistique, de la photographie très soignée aux effets spéciaux convaincants (notamment la scène de transformation très réussie). Interchange reste donc une honnête série B qui a des choses à dire, même si elle se perd parfois en chemin.

Et en bonus, la petite affiche qui fait bien !

 

interchange

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About HollyShit

C’est un endroit extraordinaire dont le nom s’affiche fièrement à front de colline (le « O » est à Alice Cooper et le « Y » à Hugh Hefner !) : cité des anges où tout le monde a un sexe, Mecque où les juifs sont bienvenus, usine à rêve désormais spécialisée dans le recyclage … Les étoiles tapissent ses trottoirs à défaut de pouvoir percer les nuages de pollution. Sous son soleil paradisiaque, la neige y tombe pourtant toute l’année, importée directement de Colombie. Là-bas, les nourrissons tètent du lait au silicone et les mexicains rêvent d’avoir des guatémaltèques pour récurer leurs toilettes. Ce pays sera ici représenté par un émissaire qui n’y a jamais foutu un pied et qui signe « Clém’ » à la pointe du stylet de sa palette graphique.