Critique: Independence day – Resurgence

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Independence day : Resurgence

De Roland Emmerich

Avec Jeff Goldblum, Liam Hemsworth, Bill Pullman, Maika Monroe, Jessie Usher et Charlotte Gainsbourg

Etats-Unis – 2016 – 2h10

Rating: ★★☆☆☆
independance day resurgence

 

Vingt ans se sont écoulés depuis 1996… Logique me direz vous ! Mais cette lapalissade prend un sens tout particulier dans la diégèse d’Independence Day puisque cette année fût ici marquée par une invasion extra-terrestre des plus dévastatrices. Dès lors, les conflits sur Terre ont cessé et l’humanité s’est alliée pour pouvoir se protéger à hauteur de la riposte attendue, profitant de la technologie alien pour upgrader nos défenses. C’était sans compter sur le brave Roland Emmerich et son imagination sans limite qui nous concocte un second round dynamitant bien entendu toutes les prévisions les plus alarmistes.

Avec le premier film, Roland Emmerich expérimentait pour la première fois ce qui restera sa plus grande passion : annihiler les capitales du monde ! Independence Day offrait donc son lot de destruction décomplexée, nous donnant à voir des millions de morts en plan large mais réservant les plans serrés aux protagonistes miraculés quand ce n’est pas au chien héroïque. Si Emmerich ne se prive pas de tout péter dans toutes ses autres réalisations, donner une suite à sa Guerre des mondes bas du front le titillait depuis longtemps. C’est donc chose faite avec ce Independence Day : Resurgence où, non content de défoncer Londres, les aliens envoient carrément un gigantesque vaisseau qui se pose au dessus de l’Atlantique et commence à forer pour tout péter dans le noyau de dedans la Terre ! Du grand cinéma : pas sûr… Du gros Emmerich : assurément !

Face à une menace aussi énorme, l’humanité devra compter sur les anciens : Jeff Goldblum plutôt absent ; Bill Pullman en ancien président devenu un peu maboul mais qui, heureusement, retrouve ses esprits et ses talents de pilotage en rasant sa barbe ; l’increvable daron Judd Hirsch et le savant fou, personnage secondaire de l’épisode un promu ici en premier rôle ! Du côté de la nouvelle garde, on a Liam Hemsworth, le frangin low cost de Thor, Maika Monroe, la scream queen de It Follows et Jessie Usher, pour une fois que Jayden, le fils de Will Smith, ne vient pas s’inviter pour jouer le fils de Will Smith. Au milieu de tout ça, notre Charlotte Gainsbourg nationale décompresse entre deux Lars Von Trier avec ce rôle aussi consistant qu’un Tic-Tac. Mais l’atout principal face à ces méchants aliens qui semblent juste motivés par la destruction (Roland doit se reconnaître dans ses personnages…)  reste une boule intergalactique hyper évoluée et, forcément, dernière de son espèce. En gros, un peu le Marvin de H2G2, mais sans corps, sans dépression et… sans grand intérêt !

Roland Emmerich et son pote Dean Devlin nous ressortent donc leur programme de destruction habituelle, se perdant souvent dans les proportions et ne parvenant pas à réitérer les sommets visuels du premier film. Ils enrichissent néanmoins son univers de choses nouvelles, telle cette humanité utopique qui vient se substituer (quoique…) à l’Amérique glorieuse du premier opus ou encore sa super nouvelle technologie de sa mère qui nous plonge cette fois-ci dans la SF la plus totale. Roland Emmerich se prend même à rêver de suites, que dis-je ?! d’univers étendu où on verrait l’humanité prendre la tête d’une coalition interplanétaire, le tout pour aller casser la gueule, dans la joie et la bonne humeur, à ces saletés d’aliens terroristes ! On se pose alors l’inévitable question : « Tout cela est-il vraiment nécessaire ? ». Et la réponse serait certainement: « Non, absolument pas ». Mais pourtant, même si vingt ans se sont écoulés depuis 1996, Independence Day avait marqué le jeune cinéphile que j’étais alors (au point de retourner le voir au cinoche) et cette suite tardive un peu foireuse a su divertir le gamin de 10ans que je reste encore quand je vais voir ce genre de conner… de blockbusters estivaux !

independance day resurgence Hollyshit
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About HollyShit

C’est un endroit extraordinaire dont le nom s’affiche fièrement à front de colline (le « O » est à Alice Cooper et le « Y » à Hugh Hefner !) : cité des anges où tout le monde a un sexe, Mecque où les juifs sont bienvenus, usine à rêve désormais spécialisée dans le recyclage … Les étoiles tapissent ses trottoirs à défaut de pouvoir percer les nuages de pollution. Sous son soleil paradisiaque, la neige y tombe pourtant toute l’année, importée directement de Colombie. Là-bas, les nourrissons tètent du lait au silicone et les mexicains rêvent d’avoir des guatémaltèques pour récurer leurs toilettes. Ce pays sera ici représenté par un émissaire qui n’y a jamais foutu un pied et qui signe « Clém’ » à la pointe du stylet de sa palette graphique.