10 génériques de début ou de fin qui tabassent

 

KISS KISS BANG BANG OPENING

Aujourd’hui chers lecteurs, chez Celluloïdz nous vous proposons un petit florilège de génériques originaux, marquants, ou tout simplement rigolos (hihi). Le générique de début est un bon moyen d’inviter le spectateur à pénétrer l’univers d’un film. Il lui donne un avant goût de ce qu’il va suivre tout en lui présentant, en général, la distribution du casting principal, les producteurs et le réalisateur. Sauf si vous arrivez en retard à votre séance, vous êtes obligés d’assister au générique de début. Par contre, pour ce qui est du final, c’est une autre histoire.
Certains films ne manquent pas d’ingéniosité pour forcer le public à lire le générique de fin, véritable glossaire des métiers du cinéma. Ils peuvent appâter le plus récalcitrant des spectateurs avec la célèbre scène post-générique, si chère aux films Marvel. Mais pour exercer leur coupable industrie (les saligauds), les films peuvent offrir beaucoup plus qu’un simple carton noir avec des noms qui défilent. Rien n’est plus barbant que de lire une longue liste (remember le générique du Seigneur des Anneaux). Certains films arrivent à rendre les crédits aussi ludiques que le générique d’intro, que ce soit en présentant un bêtisier (les fans de Jackie Chan savent), ou tout simplement en transformant le générique en œuvre à part entière.
Mais trêve de quolibets mes amis, ajustez vos monocles, faites péter une bière et bonne lecture.
 

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Tempête de boulettes géante 2

A l’image du film, le générique de fin de Tempête de boulettes géante 2 est un remède anti-déprime. Sur une chanson du tellement swag Cody Simpson (que personne ne connaît), il vous empêche de quitter l’univers déjanté créé par Phil Lord et Chris Miller. Il arrive à susciter un sentiment de nostalgie alors que le film est à peine terminé. Un peu comme quand des amis vous saluent sur le quai pendant que votre bateau s’éloigne des côtes. Si vous voulez mettre un peu de rose bonbon dans votre triste quotidien ou si un parfum d’été en plein mois de février vous tente, alors ce générique est fait pour vous !


 

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La 25e heure

L’opening du chef d’œuvre La 25e heure de Spike Lee est tout simplement sublime. Il pose le décors et résume quasiment le film à lui tout seul. Une succession de plans serrés sur des spots en contre-plongée font place petit à petit à des plans plus larges, jusqu’à révéler le ground zero et ses gigantesques faisceaux lumineux symbolisant les tours jumelles. On ne va pas se contenter d’observer les conséquences de cette tragédie de loin. Spike Lee va coller sa caméra aux basques de sa galerie de personnages new-yorkais, tout en faisant planer le fantôme du 9/11 autour d’eux. Et le tout, sur une musique composée par le grand Terence Blanchard.


 

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La Peur au ventre

En 2006, Wayne Kramer nous offrait une excellente surprise avec La Peur au ventre, donnant au passage le meilleur rôle de la carrière du regretté Paul Walker. Sorte de polar hardboiled en mode conte de fée, le tout dopé avec une mise en scène empruntée à Tony Scott (période Man on fire et Domino), La Peur au ventre est un quasi sans faute si l’on met de côté son final décevant. Pour clore son film, Wayne Kramer décore son générique de magnifiques dessins résumant l’histoire que l’on vient de suivre. Des artworks morbides défilent devant une comptine inquiétante et dérangeante.


 

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Lord of War

Dans Lord of War, Andrew Niccol nous offre le biopic d’une balle en guise de générique d’intro. On assiste à toutes les étapes de la vie et les voyages de ce bout de métal. Et il en verra du pays, avant de finir dans le crâne d’un gosse en pleine guérilla. La Guerre est un business, tout commence dans une usine où les ouvriers travaillent à la chaîne. A quel point sont-ils responsables ? Ces choix moraux sont évidemment au cœur du récit de Lord of War. La chanson For What It’s Worth de Buffalo Springfield qui accompagne cette intro reflète bien le côté insensé et grotesque de la Guerre (« Nobody’s right if everybody’s wrong »).


 

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 Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Steven Spielberg et Tintin, c’est une vieille histoire d’amour. En 2012 le réalisateur passe enfin à l’action et tourne son fameux Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne (avec entre autre Edgard Wright et Steven Moffat au scénario, rien que ça). Pour nous plonger dans le bain, le générique de début montre les moments clefs d’une mini enquête de Tintin et ses amis. Recherche d’indice, poursuites, bagarres, tous les ingrédients y passent. Visuellement, c’est assez épuré et nous ne distinguons que les silhouettes des personnages (Spielberg et les silhouettes/ombres, encore une vieille histoire d’amour).


 

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Impitoyable

L’écran titre d’Impitoyable est un tableau minimaliste mais puissant. On entend quelques notes de guitare mélancoliques, le soleil couchant dessine la silhouette d’une maison, d’un arbre et d’un homme qui creuse. Un homme qui creuse la tombe de sa femme. Un petit texte défile sur l’écran et les quelques lignes décuplent la puissance de ce magnifique et unique plan du générique. Si vous êtes normalement constitué, ce court passage vous agrippe la gorge et ne vous lâchera plus de tout le film. Le plus beau générique d’un des plus grands films de Clint Eastwood.


 

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The Warriors

Impossible de rédiger cette liste sans évoquer le générique d’intro de The Warriors, le film culte de Walter Hill. Le simple plan de la grande roue éclairée aux néons avec les quelques notes de musique a marqué plus d’un cinéphile. On y trouve la présentation des héros, le plan labyrinthique des arrêts du métro new-yorkais et un bref aperçu des autres gangs. On comprendra plus tard grâce au générique toute la difficulté qu’auront les Warriors à retourner dans leur quartiers. Il fait nuit, ça pue le trottoir mouillé, le moindre mètre carré de mur est tagué, bref l’ambiance est posée !


 

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Supergrave

Une comédie telle que Superbad  (Supergrave en VF) ne pouvait pas se terminer sans un déluge de pénis. Écrit par le duo Evan Goldberg et Seth Rogen, avec comme personnage trois puceaux à la braguette brûlante, on ne pouvait que finir sur une note graveleuse. Le générique de fin exploite un gag révélé plus tôt dans film, lorsque le personnage de Jonah Hill confesse avoir souffert d’un trouble compulsif étant gamin. Ce dernier ne pouvait s’empêcher de dessiner des bites turgescentes sous toutes les coutures. Allant jusqu’à parodier des scènes cultes de films, comme Titanic ou encore Il Faut Sauver le Soldat Ryan. Amis de la finesse, passez votre chemin. Par contre si les prouts et le caca arrivent encore à vous titiller les zygomatiques, ce générique est fait pour vous !


 

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Kiss Kiss, Bang Bang

Ambiance roman de gare, contrebasse enjouée, cuivres suaves, marques de rouge à lèvres, coupures de journaux, soirée mondaine et meurtre maquillé, le générique d’ouverture de Kiss Kiss, Bang Bang nous donne presque envie de faire une partie de Cluedo ! Il rappelle fortement celui d’Arrête-moi si tu peux, de Steven Spielberg. Le film de Shane Black est un hommage aux romans policiers à la Raymond Chandler, comme d’habitude le réalisateur/scénariste va faire mumuse avec ses personnages lors de situations absurdes dans un cadre référentiel bien défini.


 

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Super

Pour le dernier de la sélection, on vous offre celui de Super ! James Gunn s’attaque au sous-genre « the true life of super-héros » (que je viens tout juste d’inventer, mais ça doit sûrement déjà exister). Et tout comme le métrage, ce générique marie les opposés à merveille ; le gore et le trash s’entremêlent au tichou coloré. Un espèce d’animé schizophrène et sous acide, à l’image de Crimson Bolt et Boltie, les deux héros. Mordu de comics, James Gunn ne s’intéresse pas à ce qu’il y a dans les cases, mais entre les cases. Et c’est pour ça qu’on l’aime !


 
 

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About Gutbuster

Gutbuster est un fantôme, un esprit frappeur s'amusant à effrayer les gens dans leur quotidien. Infligeant des tortures mentales abominables, le bougre s'amuse à intervertir les dvd dans des mauvaises pochettes, ouvrir les boites de figurines ou encore régler les radio-réveils sur NRJ. Il peut aussi s'amuser à pirater votre compte Amazon pour commander des livres de Berbard-Henri Levy ou le dernier film en date de Franck Dubosc. Tremblez, cinéphiles du monde entier, Gutbuster veille au grain pour vous faire trembler d’effroi !