Critique: Maniac Cop

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Maniac Cop

De William Lustig

Avec Bruce Campbell, Tom Atkins, Bruce Campbell, Laurene Landon, Richard Roundtree, William Smith, Robert Z’dar, Sam Raimi

États Unis – 1987 – 1h34

 

Rating: ★★★★☆

Maniac Cop

Ce vieux briscard de Bill Lustig a non seulement livré Maniac, le Psycho du bis, il est également réalisateur d’un film sacrément culte avec le tout aussi culte Bruce Campbell  (le Tom Cruise du bis), Maniac Cop, série B totalement assumée qui fit le bonheur des vidéo clubs et autres VHSovore  (un temps que les moins de 20 ans, tout ça..), un petit concentré des 80s à lui tout seul, le genre d’influence revendiquée par Jason Eisner dans son Hobo with à Shotgun.

 

Avec un pied dans le polar et un dans l’horreur bien gore héritée des drive in, Maniac Cop fait partie des vestiges d’une époque où le ciné de genre connaissant ses heures de gloire par l’intermédiaire des vidéos clubs pouvait se permettre d’enfreindre les règles, de repousser les limites.

Les codes des deux genres (polar musclé et bobine horrifique pour ados tripoteurs) se retrouvent ainsi mêlés dans un récit fleurtant en permanence avec le fantastique, empruntant au slasher à la Vendredi 13. On est bien loin de la démarche quasi naturaliste de Maniac, où un discours sur la folie se dévoile au détour de scènes de meurtre bien gore qui ont participé à la gloire du mythique Tom Savini.  Le but ici est de livrer un pur spectacle / entertainment aussi effrayant qu’il peut être drôle (comme c’est le cas de certaines scènes gore).

Faisant de son flic Maniac une figure proche d’un Michael Myers ou d’un Jason Vorhees, grand et fort, avançant la nuit sans que l’on ne puisse distinguer son visage, forcément hideux, Lustig livre un perso culte,  une figure quasi fantastique, à la force surhumaine et paraissant increvable. Cependant le langage du polar lui permet également d’instaurer une ambiance pesante, à l’image de cette ville entière soumise à la psychose, la psychose des flics (idée qu’adapte  Eisner dans Hobo), distillant cette idée de population en proie à la panique qui se méfie de ceux censés la protéger et qui va même jusqu’à abattre un officier en uniforme.. La Justice instaurée par la Loi vs la justice personnelle…

Référence en matière de bis 80’s, Maniac Cop est avec Maniac, l’autre fait d’arme de Lustig. Après avoir subtilement mêlé les codes du slasher/giallo et du drama, c’est au polar qu’il emprunte cette fois-ci, pour livrer une bobine bis aussi atypique que culte. Un vrai classique de vidéo-club.

 

Maniac Cop est à retrouver à partir du 6 juillet dans la Midnight Collection de Carlotta.

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.