Game of Thrones saison 6, le récap’: Episode 10 – Winds of winter [SPOILERS]

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C’est donc une fin de saison (bien que diégétiquement, c’est aussi le début d’une autre !) pour la série la plus suivie du moment, qui a d’ailleurs battue son record d’audience dimanche dernier. L’heure de faire le bilan, calmement, se remémorant chaque instant, parler des histoires d’avant comme si… (Heu… je crains m’être égaré en plus de devoir payer des droits SACEM aux Neg’Marron !…) Enfin, revenons à nos moutons : cet épisode conclut donc une saison des plus riches qui n’aura pas manqué de passionner les fans.  Si par le passé, Game of Thrones a pu souffrir de baisses de rythme (particulièrement la saison 5), ces dix épisodes se sont montrés particulièrement équilibrés, répartissant les morceaux de bravoure plutôt que de tout concentrer sur le dernier quart de la saison. Ceci n’a pas empêché le Battle of bastard de marquer fortement les esprits, tout comme ce Winds of Winter, déjà salué sur la toile comme le meilleur épisode de tous les temps (ah… Internet et son incroyable sens de la mesure !).

Après l’épisode épique de la semaine dernière, cet épilogue moins viscéral et plus cérémonieux engage encore davantage la série sur sa dernière ligne droite. Si on considère que l’année dernière, la fin avait de quoi surprendre mais s’avérait trompeuse (Jon Snow n’était pas vraiment mort, du moins pas définitivement, Arya n’était pas vraiment aveugle, du moins pas définitivement, Daenerys n’était pas vraiment dans la merde, du moins pas définitivement et même Sansa et Theon se sortaient sans égratignures d’un saut de la foi pourtant bien hasardeux), ce season final se montre plus  convenu, mettant en place des éléments aussi indispensables qu’attendus. Ça ne l’empêche pas de jouir d’une classe certaine grâce à une mise en scène des plus soignées.

Et le moindre que l’on puisse dire, c’est que ça commence très fort avec une séquence de vingt minutes, ponctuée par une musique des plus richteriennes (de Max Richter, compositeur de génie qui a notamment œuvré sur The Leftovers), qui n’est pas sans évoquer le Parrain et sa célèbre liquidation finale. C’est bien entendu Cersei qui nous rejoue Michael Corleone, profitant du procès qui devait sceller sa chute pour se venger. Alors que le Grand Moineau commence par châtier Ser Loras au sein du Grand Septuaire de Baelor (décor particulièrement grandiose que l’on avait déjà pu apercevoir mais qui est ici montré dans toute sa splendeur), le reine mère sèche tout simplement la cérémonie, forçant Tommen à faire de même, et utilise les feux Grégeois pour tout anéantir. Faut pas chercher Cersei ! (ça marche aussi avec « Faut pas faire chier Cersei ! ») Elle se venge également de la geôlière qui l’avait maltraitée en la confiant aux bons soins de la Montagne. Mais la reine mère se retrouve rattrapée par la prophétie et voit son dernier enfant, bouleversé par l’effondrement du temple et la mort de sa chère et tendre Margaery, se défenestrer, laissant à nouveau le trône de fer vacant. On comprend mieux pourquoi Jamie avait été envoyé s’occuper ainsi du siège de Vivesaigues. Lorsque celui-ci rentre à King’s Landing, c’est pour assister au couronnement de sa sœur, qui devient officiellement la nouvelle reine des Sept royaumes. L’échange de regards entre Jamie et Cersei révèle un désaccord bien compréhensible : alors que le régicide est passé à l’acte pour empêcher le roi fou de déclencher ses feux Grégeois, il voit désormais sa sœur les utiliser pour assouvir sa soif de vengeance et de pouvoir. Ces événements ne devraient pas manquer de ternir, malgré leur amour fou, la relation entre les deux Lannister, d’autant que l’on ne peut que craindre le règne de Cersei, qui ne devait ses quelques lueurs d’humanités qu’à son rôle de mère.

10 - Cersei reine copie

Ce n’est pas le seul couronnement de cet épisode puisque Jon Snow est intronisé Roi du nord, sous l’impulsion d’une lady Mormont impressionnante de charisme du haut de ses onze ans. Si par son discours inspiré, cette jeune Lyanna semble donc faire officiellement de Jon un Stark, c’est ironiquement à une autre Lyanna que notre bâtard sensible doit cette ascendance lupine. Vous aurez évidemment deviné de quoi il en retourne… Via un nouveau voyage temporel de Bran (par ailleurs abandonné de façon prématurée et peu chevaleresque par son oncle Benjen), cet épisode lève le voile sur la théorie la plus plébiscitée par les fans de Game of Thrones : Non, Jon Snow n’est pas le fils de Ned mais bien de sa sœur Lyanna Stark. Fruit d’un amour sincère avec Rhaegar Targaryen, que la réécriture de l’Histoire par les vainqueurs aura changé en enlèvement et en viol, notre nouveau Roi du nord serait donc également le souverain légitime de Westeros (bien qu’il soit permis de douter d’une quelconque légitimité quand il s’agit du Trône de fer …) ! Si cette scène, s’inscrivant dans la continuité d’un épique flashback du début de saison, nous offre donc une information de première bourre, on regrette qu’elle ne bénéficie pas d’une mise en scène plus inspirée, souffrant ainsi de la comparaison avec le reste de l’épisode. Le pot aux roses est néanmoins dévoilé, reste à voir comment il impactera la rencontre tant attendue entre Jon Snow et Daenerys.

10 - Cousin cousine copie

Le neveu et la tante (oui…  les propos de Daenerys sont quelque peu inexacts sur ce dessin…) seront-ils amenés à s’unir ou à s’affronter ? Si le fait que la mère des dragons assigne son amant Daario Naharis à Meeren, afin de ne pas contrarier un éventuel mariage stratégique, semble faire pencher la balance pour la première solution (la consanguinité étant de plus une tradition familiale targaryenne !), ça serait peut-être trop vite oublier le fatalisme à l’œuvre dans Game of Thrones. En attendant, la Khaleesi met enfin les voiles sur Westeros, à la tête d’une flotte qui s’étend jusqu’à l’horizon, et s’apprête à mener un assaut promis depuis plusieurs années. Néanmoins, si on en croit une prophétie concernant Daenerys (« Pour vous rendre au nord, partez vers le sud. Pour gagner l’ouest, cheminez à l’est. Pour aller de l’avant, retournez en arrière, et, pour atteindre la lumière, passez sous l’ombre. »), la mère des dragons serait amenée à retourner sur Essos et probablement à visiter Asshaï-lès-l’Ombre, légendaire et mystérieuse cité des sorciers (d’où viennent Quaithe, porteuse de la prophétie, Mélissandre ou encore Mirr Mas Dur, responsable de la mort de Khal Drogo). Wait and see…

Quoiqu’il en soit, il ne resterait que 13 ou 14 épisodes (probablement deux saisons de 7 épisodes) avant la conclusion de la série et la réponse à toutes ses questions. Cette sixième saison nous aura bel et bien rassurés, malgré les contraintes budgétaires liées à la production télévisuelle, quand aux capacités du show à tenir ses folles ambitions et on peut d’ores et déjà s’attendre au final le plus spectaculaire de l’Histoire des séries. L’hiver sera épique ou ne sera pas !

A l’année prochaine !…

 

PS (rien à voir avec notre cher gouvernement qui n’a de toute façon rien à voir avec cette appellation !) : Je n’ai pas parlé d’une scène pourtant aussi belle qu’impressionnante où Sam découvre l’incroyable bibliothèque de Villevieille, ses innombrables rayons et leurs milliers de grimoires ainsi que son lustre majestueux, déjà entrevu depuis le début de la série puisque ce sont ses loupes qui rythment le générique. Voilà, c’est chose faite !

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About HollyShit

C’est un endroit extraordinaire dont le nom s’affiche fièrement à front de colline (le « O » est à Alice Cooper et le « Y » à Hugh Hefner !) : cité des anges où tout le monde a un sexe, Mecque où les juifs sont bienvenus, usine à rêve désormais spécialisée dans le recyclage … Les étoiles tapissent ses trottoirs à défaut de pouvoir percer les nuages de pollution. Sous son soleil paradisiaque, la neige y tombe pourtant toute l’année, importée directement de Colombie. Là-bas, les nourrissons tètent du lait au silicone et les mexicains rêvent d’avoir des guatémaltèques pour récurer leurs toilettes. Ce pays sera ici représenté par un émissaire qui n’y a jamais foutu un pied et qui signe « Clém’ » à la pointe du stylet de sa palette graphique.