Critique: The Forest

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The Forest

De Jason Zada

Avec Natalie Dormer, Taylor Kinney, Yukiyoshi Ozawa, Eoin Macken, Stephanie Vogt

États-Unis – 2016 – 1h30

Rating: ★★☆☆☆

The Forest

Sara et Jess Price sont des sœurs jumelles. Comme souvent avec les personnes ayant squatté le même utérus, lorsque l’une est en détresse, l’autre le ressent. Pourtant Sara ne ressent rien de particulier quand la police japonaise lui annonce par téléphone que sa sœur a disparu depuis quelques jours, après avoir pénétré dans la forêt d’Aokigahara. Ces bois étant tristement réputés pour être le repaire des personnes suicidaires, la police ne cache pas à Sara que Jess s’est probablement donnée la mort (super boulot inspecteur). Sara décide de quitter les États-Unis pour rejoindre le Japon afin de retrouver sa sœur qu’elle pense toujours vivante. En chemin, elle rencontre un reporter australien, Aiden, et un guide, Michi, qui les conduit à la forêt maudite. Tous les trois s’enfoncent dans les bois lugubres à la recherche de la jumelle disparue. Mais comme d’habitude chez les jap’, des fantômes de jeunes filles aux cheveux sales viennent casser les pieds de nos héros et la randonnée pédestre tourne vite au cauchemar.

Et bien les amis, me voilà bien embêté. The Forest est l’archétype du film vain, sans surprise, ultra classique et très (trop ?) scolaire dans son script. Faire un film avec comme ambition d’exploiter l’aura de la mythique forêt d’Aokigahara m’excite au plus haut point. D’ailleurs si vous ne connaissez pas l’histoire de ces bois, je vous invite à faire une recherche rapide sur le net, vous allez frissonner, brrr… Le problème du film de Jason Zada, c’est qu’il n’arrive jamais à faire passer ce sentiment d’oppression que cette forêt dégage ; sentiment que l’on ressent pourtant devant n’importe quel photo de ces bois traînant sur Google Image. The Forest lorgne plus du côté du navrant La Porte des Secrets que du Projet Blair Witch niveau ambiance, malheureusement. On ne comprend pas à quel public le film s’adresse. Il ne propose rien de plus que le frisson (noble intention, s’il en est) mais il est bien trop sage et lisse pour convaincre dans ce domaine. Jason Zada cadre proprement et d’un point de vu formel la mise en image reste soignée, dommage que la musique soit insignifiante. Pour ce qui est de l’intrigue, il me sera difficile de vous en parler sans vous gâcher le très peu de surprise que The Forest renferme, sachez tout de même que les mécaniques du script reposent sur la paranoïa et les visions que donnent cette forêt aux visiteurs.

Comme je le disais plus haut, The Forest se base sur un sujet en or et puissant (un lien sororal mis à mal dans une forêt maudite) pour ne délivrer qu’un plat tiède à peine plus intéressant qu’un téléfilm M6. Cependant, le premier long métrage de Jason Zada nous évite l’ennui durant son heure et demi. Le scénario est carré et les images efficaces. On regrette quand même que ce premier essai timide n’arrive jamais à sortir de sa zone de confort. Transparent, inoffensif et oubliable, The Forest est dispensable, sauf si vous n’avez rien à mater un soir d’hiver devant Netflix.

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Gutbuster est un fantôme, un esprit frappeur s'amusant à effrayer les gens dans leur quotidien. Infligeant des tortures mentales abominables, le bougre s'amuse à intervertir les dvd dans des mauvaises pochettes, ouvrir les boites de figurines ou encore régler les radio-réveils sur NRJ. Il peut aussi s'amuser à pirater votre compte Amazon pour commander des livres de Berbard-Henri Levy ou le dernier film en date de Franck Dubosc. Tremblez, cinéphiles du monde entier, Gutbuster veille au grain pour vous faire trembler d’effroi !