Critique: Les Enquêtes du département V

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Fasandræberne

 

de Mikkel Nørgaard /Hans Petter Moland (Délivrance)

avec  Nikolaj Lie Kaas, Fares Fare, Pilou Asbæk, David Dencik

Danemark – 2013/2014/2015 – 2h

Rating: ★★★★★

Enquetes département V

Miséricorde

Après un incident, l’inspecteur Carl Morck est assigné au département V et l’archivage d’enquêtes classées. Avec l’aide de Assad, un autre policier ici pour une raison inconnue, Morck décide de rouvrir le dossier d’une jeune politicienne disparue depuis 5 ans.

Depuis Millenium, la littérature Scandinave connaît un énorme succès en France, et se voit régulièrement adaptée au Cinéma. Ici, c’est la série de livre de l’écrivain Jussi Adler-Olsen (un succès colossal au Danemark) qui à le droit à une version live, même si malheureusement seul Profanation est sorti en salles. La boîte de Lars Van Trier voulant au départ un réalisateur pour chaque film, Miséricorde et Profanation sont pourtant mis en boite par la même personne, alors que Délivrance opère un changement drastique mais salvateur dans la série.


Ce premier film souffre d’ailleurs de son statut de prologue, la première enquête s’avérant un peu plan-plan. Hors, l’histoire se montre vraiment intéressante quand elle s’attarde sur ses personnages, très bien écrits et campés par des acteurs solides. Aussi, l’absence de twist (remplacé par une logique aussi simple que rafraîchissante) et d’esbroufes confère à l’ensemble un cachet sympathie qui donne tout de suite l’envie de voir la suite. Et ça tombe bien, vu que Profanation et Délivrance démontent sévère !

 

Profanation

Après la résolution de leur première enquête, Carl et Assad profitent de leur nouvelle reconnaissance. Le soir des festivitées, Carl rencontre un ancien flic lui parlant d’un double meutre ayant eu lieu il y a 20 ans, et se suicide la même nuit. Morck décide donc de reprendre l’affaire, mais celle-çi est plus compliqué que prévu, impliquant un personnage puissant et une sombre histoire de viol.


Libéré des contraintes du premier film, Profanation embraye la seconde dans un polar ultra rythmé et dense, bien plus nihiliste que Miséricorde. La relation entre les deux flics prend également forme, maintenant rejoint par leur secrétaire, Rose. Une belle claque dans la gueule, bien meilleur que le très moyen téléfilm Millenium. Et d’ailleurs, le réalisateur Mikkel Norgaard semble très inspiré par David Fincher… on ne lui en voudra pas !

 

Délivrance

La Police Danoise retrouve une bouteille vieille de 8 ans et contenant un appel au secours. Etant donné la nature ancienne de ce dernier, l’enquête est donc confié au Département V, et Assad en profite pour faire sortir Carl de sa léthargie et le remettre sur pied.
Changement de réalisateur pour ce troisième volet, et donc de style. La série lorgne un peu du côté de la première saison de True Detective avec un visuel plus lumineux et des questions d’ordre religieux (une partie du film prend place dans un bled paumé ou sévit une communauté cachant un lourd secret). La question de la foi tient donc une place importante, les deux protagonistes ayant des idéaux contraires.


Faisant face à un redoutable serial-killer, Morck devra peut-être remettre en cause son manque de croyance en l’humanité. Ce troisième film permet à la franchise de ne pas rester sur les mêmes rails, et renouvelle le classique polar Scandinave en lui insufflant un peu d’ampleur à défaut d’une sobriété typiquement Nordique. Le niveau ne semble pas fléchir, et on espère très fort que les 7 prochains films seront aussi intéressants, surtout que les personnages sont maintenant bien mis en place. Surtout, les histoires de Jussi Adler-Olsen s’avèrent extrêmement bien construites et ne tombent jamais dans la redite, de quoi en faire un petit classique si le reste suit !
 
 

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.