Chips-movie: Dément

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Alone in the Dark

De Jack Sholder

Avec Donald Pleasance, Jack Palance, Martin Landau, Dwight Schultz…

États-Unis – 1982 – 1h32

Rating: ★★★★☆

alone in the dark

Alors que sa famille vient tout juste de s’installer en ville, le docteur Dan Potter entame son premier jour dans l’établissement psychiatrique du comté. Il y découvre ses patients et les étranges pratiques thérapeutiques du professeur Leo Bain, le directeur. Le soir même, durant une coupure générale de courant, quatre détenus s’échappent. Ils arpentent les rues à la recherche de Dan Potter, ces derniers étant persuadés, dans leur esprit malade, que le jeune psychiatre est le meurtrier de leur ancien docteur.

Un des tout premiers films de la New Line (deux ans avant le jackpot Les Griffes de la nuit) et le premier long métrage de Jack Sholder (qui signera le très sous-estimé La Revanche de Freddy trois ans plus tard), Dément est un grand oublié de la vague originelle des slashers débarquant à la fin des 70’s / début des 80’s. Slasher ? Oui et non. Le film s’inspire légèrement de Halloween de John Carpenter. On retrouve presque le même pitch, avec un côté bigger and louder, puisqu’ici nous ne sommes pas en présence d’un mais de quatre tueurs qui s’échappent d’un asile pour foutre la merde dans une paisible petite ville ricaine. Donald Pleasance ne joue pas exactement le même rôle que dans le chef d’œuvre de Carpenter bien que faire le parallèle soit tentant. Les deux personnages n’ont pas grand chose en commun si ce n’est de devoir canaliser la folie du, ou des tueurs. On peut souligner quelques codes qui deviendront des clichés du genre, comme le célèbre « tu baises, tu crèves », mais à l’époque ce schéma n’était pas encore aussi usité qu’aujourd’hui.

Le métrage vrille dans son troisième acte au film de siège, laissant complètement tomber le genre slasher, avec une petite surprise scénaristique qui fait vraiment du bien et élève l’œuvre de Jack Sholder au-dessus du tout venant horrifique de l’époque. Et ce même si formellement le réalisateur n’offre guère plus qu’un travail de bon élève qui n’arrive jamais à sublimer son script ou faire passer le métrage au palier supérieur (comme ont su le faire les grands cinéastes comme John Carpenter ou Paul Verhoeven en transformant des scripts de série B en chefs-d’œuvre intemporels). Notons tout de même que, visuellement, le cinéaste arrive à dépeindre une atmosphère glaçante en jouant particulièrement bien avec l’obscurité d’une ville plongée dans le chaos. Quelques heures sans lumière suffisent à plonger les rues dans la violence et les pillages, comme si la folie devenait contagieuse et se propageait après l’évasion de nos quatre déments. Autre point positif et non des moindres, la présence d’un casting quatre étoiles. Se partagent l’affiche avec Donald Pleasance et Dwight « Looping » Schultz, Jack Palance suivi de Martin Landau. Affichant des gueules pas possibles, trognes inquiétantes au sourire diabolique, les deux acteurs légendaires sont sans cesse à la limite du sur-jeu. Un sur-jeu jouissif et crédible cela dit, à l’ancienne et jamais ridicule.

Anecdote marrante, un des psychopathes porte au détour d’une scène un masque de hockey pour trucider une victime. Ça vous dit quelque chose ? Je pense que oui, sinon vous ne traîneriez pas sur un site comme Celluloïdz. Pourtant il n’est nullement question de plagiat, Dément et Meurtre en 3 dimensions sont sortis la même année, ce n’est donc qu’une pure coïncidence ! Alone in the Dark de son vrai titre mérite d’être vu. Une excellente série B injustement oubliée qui devrait vous combler pour peu que vous soyez friand du genre. Alors sortez vos paquets de chips et vos bibines, parce que cette semaine dans Chips Movie… Il va y avoir des chips et… des bibines ! (va falloir que je soigne mes sorties moi).

Gutbuster

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Gutbuster est un fantôme, un esprit frappeur s'amusant à effrayer les gens dans leur quotidien. Infligeant des tortures mentales abominables, le bougre s'amuse à intervertir les dvd dans des mauvaises pochettes, ouvrir les boites de figurines ou encore régler les radio-réveils sur NRJ. Il peut aussi s'amuser à pirater votre compte Amazon pour commander des livres de Berbard-Henri Levy ou le dernier film en date de Franck Dubosc. Tremblez, cinéphiles du monde entier, Gutbuster veille au grain pour vous faire trembler d’effroi !