Critique: Daredevil (saison 2)

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Daredevil

De Drew Goddard

Avec Charlie Cox, Vincent D’Onofrio, Deborah Ann Woll, Elden Henson, Rosario Dawson, Jon Bernthal, Élodie Yung

Etats-Unis – 2015 – 13 épisodes de 60 min

Rating: ★★★★☆
 

Retrouvez la critique de la saison 1 ici
 

Daredevil-Season-2

Suite à l’éviction de Wilson Fisk à la fin de la première saison, Matt Murdock et son cabinet d’avocats profitent de leur nouvelle réputation et d’une période d’accalmie. C’était sans compter sur l’arrivée d’un autre vigilante aux méthodes opposées à celle de Daredevil, et surnommé « le Punisher ». Hell’s Kitchen transformé en zone de guerre, Murdock doit aussi faire avec le retour d’une vieille amie et de deux groupes se confrontant depuis des décénnies.

Si l’on avait fait un gros reproche à la première saison de Daredevil, c’était bien sur son rythme inégal. Actioner ou trop bavard, les premiers épisodes avaient la lourde tâche de présenter ses personnages et son univers, devant alors capter l’intérêt du publique avant de promettre une suite débarrassé de cet handicapant statut de prologue. Et malgré des scories, la série de Drew Goddard s’en sortait admirablement bien, laissant présager d’un retour en grande forme. Il faut dire que Netflix n’a pas hésité à teaser le spectateur en lui promettant monts et merveilles, du Punisher à Elektra en passant par l’arrivée de « La Main » et « Les Chastes ». Nul doute que les promesses sont tenues, et bien plus encore.

En deux arcs qui finissent par se rejoindre, les premiers épisodes servent à introduire Frank Castle dont la propre série est déjà prévue par Netflix. Si le justicier adepte des gros flingues s’en sort plutôt bien dans ses adaptations (Le Punisher avec Dolph Lundgren et War Zone sont tout à fait recommandables), le personnage trouve peut-être ici sa meilleure personnification, l’impressionnant Jon Bernthal donnant la dimension tragique nécessaire à cet ancien soldat voulant venger sa famille. Le format télévisuel aidant, la violence inhérente au personnage peut s’exprimer ici sans craintes, et prouve qu’une série s’avère bien plus adaptée aux héros Marvel (Ou autres, bien sur) que le Cinéma.

Singeant un peu le Batman de Nolan et ses questionnements sur les conséquences de l’arrivée d’un justicier masqué, la série esquisse à peine ce sujet passionnant, mais se rattrape bien sur la nécessité ou non du diable de Hell’s Kitchen, et surtout sa place dans une ville ou la police perd du terrain et tout crédit face au héro. Aussi et sans trop en révéler, si les relations entre Murdock et Nelson n’étaient pas au beau fixe à la fin de la première mouture, les scénaristes ont ici décidés de ne pas faire machine arrière, mais plutôt d’aller de l’avant afin d’éviter une redondance probable pour la suite. Une bonne chose, qui évitera à la série de se reposer sur un modèle confortable et qui la poussera à se renouveler.

Adoptant un nouveau rythme impressionnant ou chaque épisode s’avère généreux en péripéties et autres idées de montage (Dont un nouveau plan-séquence cette fois dans une cage d’escalier), cette saison regorge de scènes marquantes et place la barre très haute chez les super-héros. On ne pourra lui reprocher qu’une absence de thèmes musicaux marquants, ce qui fait plutôt tâche dans la mesure ou tout le reste ne demande que cela pour acquérir de l’ampleur. On a donc hâte de voir la prochaine saison, mais par pitié embauchez un compositeur.

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.