Chips-Movie: La Galaxie de la Terreur

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Galaxy of Terror

 

de Bruce D. Clark

Avec  Edward Albert, Erin Moran, Ray Walston, Taaffee O’Connell, Zalman King, Robert Englund, Sid Haig, Grace Zabriskie

Etats-Unis – 1981 – 1h22

Rating: ★★★★★

 

 

GALAXY OF TERROR

L’équipe du croiseur interstellaire Quest est commanditée pour une mission de sauvetage sur une planète abandonnée..

Chips de platine immédiate et instantanée pour cette production Roger Corman où un jeune James Cameron fit ses preuves en qualité de second réalisateur ET de chef décorateur. L’influence du Alien de Ridley Scott est palpable et ce n’est pas pour rien que Cameron s’est retrouvé par la suite aux commandes du deuxième opus. La scénographie bouffe absolument à tous les râteliers (La Planète des Vampires de Mario Bava, avec quelques petites excentricités par-ci par-là qui peuvent faire penser à La montagne Sacrée de Jodorowsky) mais c’est d’une inventivité et d’une générosité qui force absolument le respect – et si vous voulez le fond de ma pensée, c’est à ceci que Prometheus aurait dû ressembler.

Je ne vous en révèlerais pas davantage sur l’intrigue ni son Deus Ex-Machina qui ouvre et clôture le récit, les ficelles ne sont même plus apparentes, elles sont littéralement fluorescentes, servant de prétexte la tête haute à un tour de train fantôme dans un cratère de l’espace et même avec une morale envoyée en deux coups de cuillère à pot tout à la fin, cela reste d’une pertinence terrible (pas comme pour The Revenant) et pose magnifiquement  -à l’aide de fluorescences et de détourages magiques toujours – la conclusion sautillante (mais sans tambours ni trompettes) d’une expérience cinématographique ma foi bien sympathique.

Un mot sur le casting tout de même, parce que c’est presque un rêve éveillé : si vous avez grandi dans les années 80 vous aurez sûrement aperçu Erin Moran et Ray Walston dans toutes les séries télés ou presque de l’époque, on croise de jeunes et plus ou moins débutants Sid Haig et Robert Englund (!), Grace Zabriskie (future égérie de David Lynch) qui livre de nouveau une performance perturbée, Zalman King (ce type est littéralement abonné aux films cultes : Blue Sunshine de Jeff Lieberman ou encore le Sleeping Beauty de James B. Harris) et enfin Taaffee O’Connell, entrée à tout jamais au panthéon des scream queens avec la scène assez déstabilisante de viol par un ver de terre géant. Exploitation me direz-vous, et bien pas forcément, bien qu’une une scène de nudité avec cette actrice spécifiquement était apparemment incluse dans le cahier des charges (une promesse de Corman aux producteurs) mais ça ne choque pas plus que ça (enfin si, carrément même) je veux dire par là qu’elle est très bien amenée et apparaît presque logique en terme de progression narrative, au regard du bestiaire un peu particulier que le récit convoque graduellement. Gageons que ce ne soit pas la seule raison qui vaille au film son statut cultissime ce serait bien dommage, parmi la floppée de sous-Alien générée à l’époque, ce n’est certainement pas un des pires.

                      Nonobstant2000

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