Chips-Movie: The Psychotronic Man

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The Psychotronic Man

de Jack M. Sell

avec Peter Spelson, Christopher Carbis, Curt Colbert, Lindsey Novak, Robin Newton

Etats-Unis – 1980- 1h30mn

Rating: ★★★☆☆

The-Psychotronic-Man

Rocky Foscoe, barbier de son état, rentrait à la maison après sa journée de travail quand il a tout à coup l’impression que sa voiture flotte dans les airs. Il se réveille le lendemain avec un gros mal de tête et sans savoir exactement comment il est rentré à la maison. Après une consultation médicale un peu vaine (où il raconte tout de même son rêve de la veille) Rocky retourne sur la route de la veille et tombe sur un vieux monsieur qui lui propose de lui raconter les légendes autour de cette route. La migraine de Rocky ne fait qu’empirer et quand son interlocuteur sous-entend qu’il a bel et bien vu Rocky flotter dans l’air avec sa voiture, il ne sait pas qu’il vient de déclencher des forces qu’il ne pourra pas contrôler et plus rien ne sera comme avant. Rocky demande de l’aide à son docteur, qui lui venait juste de faire le lien entre le meurtre du vieux et Rocky, et de prévenir la police. Rocky s’en rend compte et le tue également avec ses nouveaux pouvoirs. S’engage dès lors une traque sans merci entre Rocky et la police..

Oui, vous avez bien lu, deux ans avant le Scanners de David Cronenberg, The Psychotronic Man !! Psychotronique pourquoi me demanderez-vous, psychotronique parce que vous répondrais-je, c’était un peu la mode à l’époque, en fait il s’agit même de l’un des piliers des premières théories conspis, à propos des expérimentations russes (forcément) sur le potentiel psychique humain, boosté et utilisé comme arme militaire. Et oui, avouons-le, il y a bien une léger sentiment anti-sociétal qui plane dans ce petit film fauché qui est devenu progressivement culte avec le temps, mais c’est vraiment en plissant les yeux. De loin Rocky apparaît juste comme quelqu’un qui ne supporterait pas trop la contradiction, tout ça parce qu’il serait un alcoolique incompris.

Fauché oui, mais assez exemplaire tout de même en terme de débrouille. Ce serait paraît-il le seul film tourné à Chicago depuis l’époque des films muets et ce par décret municipal, pour de simples raisons de prestige et « d’image de marque » (à Chicago, on aime pas le cinéma, c’est comme ça) ce qui veut dire que toutes les scènes de poursuites ont étés tournées dans l’illégalité la plus totale. On peut également tout à fait comprendre l’émulation générée progressivement autour du film par les amateurs de péloches un peu faisandées, car malgré le manque évident de budget, clairement ça se débat à l’écran. Le film fait de son mieux pour rendre son déroulement crédible, beaucoup d’efforts dans les locations, les changements de points de vue, bien sûr on a bien cette impression de théâtre filmé par moment à cause de certains plans fixes un peu neutres ou indiciels mais globalement on assiste à une belle montée en puissance de tous les paramètres du langage cinéma (éclairages, caméra portée, ralentis), et qui culminent tout à fait dans les scènes de poursuite citées plus haut, qui sont effectivement, de véritables moments de bravoure. A voir donc, si le cœur vous en dit, pour la beauté du geste.

Nonobstant2000

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Le samedi soir il mange des chips. Pas de catch, pas de foot; si tu veux tu peux venir!