10 autres films qui ont fait 2015

 
 
 
 

Parce que parfois, un top 10 ne suffit pas, chaque rédacteur de Celluloïdz a eu le droit de vous recommander encore un film, un film qu’il a mis dans son top et qui n’a pu atteindre les dix premières places, sésame indispensable pour être retenu dans le top! Voici donc 10 autres films de 2015 à côté desquels il serait dommage de passer (souvenez-vous, on appelle ça les « recalés du Top », dans les couloirs de Celluloïdz)!

 

Le choix de Lullaby Firefly: The Duke of Burgundy de Peter Strickland

Burgundy

Après nous avoir entraîné dans la psyche torturée d’un ingénieur du son dans le lynchien Berberian Sound Studio, Peter Strickland revient avec son envoûtant et lascif  Duke of Burgbundy, mettant en scène à la manière d’un soft porn 70’s l’étrange relation saphique sado-masochiste entre une femme et son employée. Esthétiquement très beau, probablement un des plus beaux films de l’année, le film met en relief les sons, les textures, des battements d’ailes délicats de papillons à la douceur d’une nuisette de satin. Il s’apparente à un doux songe érotique chaste, où soumission et domination sont autant de preuves d’amour. Une belle pépite rétro.

 

Le choix de The Vug : Green Inferno d’Eli Roth

The Green Inferno

Dans la série des films que t’attends comme un dingue et qui mettent mille ans à sortir… Débarqués directement en vidéo, les cannibales de The Green Inferno bouffent les gosses de riches avec la même bonne humeur que les piranhas d’Alexandre Aja il y a quelques années. Fan-boy devant l’éternel, Eli Roth rend hommage aux bisseries italiennes du genre, autrefois signées par Ruggero Deodato ou Sergio Martino, le temps d’une déflagration meta-gore particulièrement jubilatoire.

 

Le choix d’Hamburger Pimp : Sicario de Denis Villeneuve

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Entre avant-garde et formalisme américain, le cinéaste canadien continue de tracer sa route originale avec sa réflexion postmoderne particulière : la question de la violence, la frontière entre légal et légitimité, le poids de la solitude humaine et l’effroi du nouvel état mondial actuel face aux idéaux humanistes ou religieux. De plus, il a réalisé les meilleurs scènes de l’année écoulée et à part Iñárritu je ne vois pas de meilleur mise en scène, les mauvaise langues diront que c’est tout ce qu’il a…

PS: Vous avez été déçu de la saison 2 de True Detective? Vous avez été déboussolé du nombre trop important de réalisateurs différents pour seulement huit épisodes? Le réalisateur de choix pour cette série est tout trouvé selon moi: Denis Villeneuve, alias l’anti-Nolan, alias le frère jumeau de Refn. 

 


Le choix de Skreemer: A la poursuite de demain de  Brad Bird

tomorrowland

Parfois, il y a des films qui ont des faiblesses, mais qui réussissent à se hisser sans aucune difficulté en haut de mon top. Tomorrowland est un de ceux là, tout simplement parce que son univers, ses thématiques, ses acteurs, sa réa et son optimisme à toute épreuve ont réussi à me parler et me faire croire à un avenir plus cool centré autour de l’humain. C’est bien.

 

Le choix de Naughty Bear : Goodnight Mommy de Veronika Franz et Severin Fiala

GOODNIGHT MOMMY

Goodnight Mommy est une œuvre horrifique impressionnante de maîtrise et rigoureusement iconoclaste, se situant quelque part entre le drame fantastique en huis-clos et le thriller psychanalytique pervers ! Elle consiste en un cauchemar langoureux s’enfonçant peu à peu dans une pure terreur psychologique, glauque, morbide, cruelle et radicale, qui jongle plus qu’habillement avec la notion de point de vue comme fondement du surgissement de l’horreur, de l’inquiétante étrangeté ! Tordu et virtuose, le dernier acte est absolument tétanisant : sans aucune forme de pitié, il pousse jusqu’au bout sa logique malsaine et glaçante, accule violemment et définitivement le spectateur dans ses ultimes retranchements ! Une vraie perle intransigeante dont on ne peut ressortir indemne !

 

Le choix de Zelig : Le Fils de Saul de László Nemes

son of saul

Pour ceux qui se demandent si l’on peut tout adapter en fiction, László Nemes apporte un élément de réponse en s’attaquant, sans doute, au sujet le plus délicat. A travers le regard d’un Sonderkommando, le jeune cinéaste hongrois, nous fait pénétrer dans l’horreur absolue d’un camp de concentration. La grande force du film repose sur sa mise en scène astucieuse, qui, en jouant avec le point de vue subjectif et les hors champs, s’affranchit de toutes tentations voyeuristes. L’expérience est certes éprouvante, dérangeante, mais demeure cinématographiquement passionnante.

 

Le choix d’Evilhost : Star Wars – Le Réveil de la Force de J.J Abrams

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Si a peu près tout le monde à pu reprocher à J.J Abrams de faire un quasi remake de « A new hope », n’oublions pas qu’il a du composer avec certaines contraintes. Faire oublier la prélogie de Lucas tout d’abord, mais également plaire aux fans de la première heure et au spectateurs non initiés à l’univers. Et il y arrive assez bien, notamment en teasant pendant toute la durée du film le retour de Luke Skywalker et en en faisant un simili roi Arthur. On espère tout de même que l’épisode 8 de Rian Johnson prendra un peu plus de libertés et que le réalisateur de Looper saura imposer sa personnalité pour en faire un gros morceau de SF. En attendant, la fibre nostalgique est déjà bien réveillée, elle.

 

Le choix de Nonobstant2000 : Il est difficile d’être un Dieu de Alexeï Guerman

Il est difficile d'être un dieu

Hard to be a God, et c’est un scandale. J’aime beaucoup le Mad Max et je suis super content pour Miller, mais de là à en faire un événement ça ne s’explique que par la médiocrité ambiante qui règne depuis bientôt deux décennies, à une époque ce qu’il vient de faire ça aurait été le minimum syndical, et reconnu pour ce que c’est , un emploi pertinent (facétieux à la rigueur)  d’un outil parmi tant d’autres de la panoplie du scénariste. C’EST POURQUOI je hisse le film de Guerman au-dessus de tout, et notamment parce qu’il conchie (entre autres – mais tout comme moi en mon for intérieur et au quotidien) en un seul mouvement spectacularisme, sophisme et notion d’héroïsme.

 

Le choix de Gutbuster : Ted 2 de Seth McFarlane

ted-2

Sorte d’hymne à la débilité la plus crasse, le dernier film de Seth McFarlane est une énorme avalanche de gags. Référence à la culture pop, à l’univers geek ou encore aux prouts bien gras, Ted 2 insulte la subtilité et l’assume très bien. Difficile de ne pas garder la banane tout le long sans éclater de rire face à la bagarre générale opposant tous les cosplayeurs durant le Comic Con (scène faisant écho à celle de l’affrontement des présentateurs de chaînes concurrentes dans Anchorman). Le caca vous fait rire ? Foncez !!

 

Le choix d’HollyShit : Kingsman de Matthew Vaughn

KINGSMAN

Puisque cette année, le Edgar Wright était réalisé par le type de Yes man, j’ai pu aisément me consoler avec ce Kingsman de haute volée. Un film jouissif et décomplexé dirigé par un Matthew Vaughn en pleine possession de ses moyens. Rien que la scène de l’église restera un grand morceau de bravoure ultra-violent et déganté de l’année 2015.

 

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