Critique: The Thing

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 5.0/5 (1 vote cast)

The Thing

de John Carpenter

avec  Kurt Russell, Wilford Brimley, Keith David, Richard Masur

Etats-Unis – 1982 – 1h49

Rating: ★★★★★

the-thing- Carpenter

En Antarctique, des chercheurs Américains découvrent dans une base Norvégienne un organisme extraterrestre congelé. Bien vite, cette forme de vie se montre capable de copier tout ceux qu’elle tue, et la paranoïa s’installe chez l’équipe de recherche piégée par la tempête.

Remake de La Chose d’un autre monde de Christian Nyby et Howard Hawks, The Thing nous à fait l’honneur d’un passage au PIFFF 2015, l’occasion de revenir sur ce qui est peut-être le meilleur film de Carpenter.

Sortie du succès de Escape from New-York en 1981, c’est avec une certaine marge de manœuvre et un budget confortable que Carpenter s’attaque donc à sa version du récit de John Campbell. Pas de chance puisque sort au même moment le bigger than life E.T (Die Spielberg, die!), et dont l’optimisme gnangnan plaît davantage au public et aux critiques. Ces dernières rigolent devant The Thing, mais la venu de la VHS dans les années 80 permettra d’évaluer le film à sa juste valeur, c’est à dire un chef-d’œuvre absolu.

Cherchant à comprendre pourquoi le film de Nyby et Hawks l’a temps marqué, Carpenter ne fait pas seulement une copie comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui, mais donne vie à l’image qu’un film peut donner à n’importe quel gosse traumatisé par un métrage vu très jeune. Aussi, il en fera ce qu’il appelle le premier film de sa « Trilogie de l’apocalypse », avec Prince of darkness et In the mouth of Madness. Et effectivement, The Thing pourrait être un film post apo, ou le devenir d’un point de vue scénaristique,les personnages étant isolés du reste du monde dans une étendue polaire qui semble infinie, et régis par la loi du plus fort.

L’autre force de The Thing et de la plupart des films de Carpenter vient également de ses personnages, qui ont une histoire bien avant de passer devant la caméra. Ici Mcready, dont le passé n’a jamais besoin d’être raconté tant il est palpable tout comme pouvait l’être celui de Snake Plissken.

Dans le film de Nyby et Hawks, la créature très kitsh n’a pas bénéficié de l’aspect organique que lui a donné Carpenter, puisqu’elle était bien plus dans la suggestion. Big John à donc décidé de faire tout l’inverse, de mettre en image tout ce qu’il a pu imaginer à l’époque. En résulte les saisissants animatroniques de Rob Bottin, qui sont encore aujourd’hui des références absolues. Remarqué par Carpenter grâce a son incroyable travail sur les loups garou de Hurlements de Joe Dante, Bottin travaille pendant près d’un an 7j/7 et finit par un séjour à l’hôpital. Ses efforts n’auront pas étés vains.

Enfin, notons a quel point Carpenter à volontairement rendu le déroulement de son histoire cryptique. Les règles de départ n’ayant finalement plus de valeur au fil des avènements, le film ne perd jamais de son intérêts même après de multiples visions. Le remake sortie il y quelques année s’en sort assez bien dans cet exercice difficile, mais à également le mérite par ses défauts de montrer à quel point le film de 1982 est d’une perfection totale, que ce soit grâce à son classicisme typiquement Carpenterien qu’à une équipe à l’époque impliquée corps et âme dans le projet.

Evilhost

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

Ca peut également vous intéresser:

About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.