Critique: Star Wars: Le Réveil de la Force

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Star Wars: The Force Awakens

De J.J Abrams

Avec Harrison Ford, Mark Hamill, Carrie Fisher, Osacr Isaac, John Boyega, Daisy Riley, Adam Driver, Lupita Nyong’o

Etats-Unis – 2015 – 2h15

Rating: ★★★★☆

Star-Wars-Force-Awakens

Après la gaudriole de la pré-trilogie Star Wars qui a traumatisé fans et moins fans, il aura fallu 10 ans avant de voir renaître la licence par le biais de Disney, très pressé de se faire des brouzoufs sur le dos de la saga de SF la plus appréciée du Cinéma. Après vision, on se dit que l’éviction de Lucas était finalement la meilleure chose qui pouvait arriver à sa création (Qui doit surtout beaucoup à Irvin Kershner).

Des années après la mort de l’Empereur, un nouvel ordre mené par le Sith Kylo Ren menace la République. Un Stormtrooper dissident, Finn, fait la rencontre de Rey, une pilleuse d’épaves. Ils s’allieront avec le légendaire Han Solo afin de retrouver Luke Skywalker. Ce dernier a disparu et n’est plus qu’un mythe, de même que la Force et ses histoires.

En ce sens, le choix de J.J Abrams semble le moins risqué mais également le plus logique, tant il est un réalisateur compétent mais dénué de la moindre personnalité, mais aussi un fin connaisseur de ses classiques et fan de la licence. Il prend ici son sujet très au sérieux, et sa sincérité ne fait jamais l’ombre d’un doute durant 2h15. Des les premières minutes ou l’empire rebaptisé « Le premier ordre » attaque et abat froidement un groupe de civil, le ton est donné. Les TIE fighters survolants la zone émettent un son qui fait froid dans le dos et les ennemis de la République sont montrés comme des Nazis, loin de la menace en mousse des précédents épisodes.

Visuellement splendide, le film déploie de sublimes tableaux tels qu’on pourrait les voir sur la couverture d’un vieux livre de SF ou via un de ses fameux atworks dont le résultat final n’a plus rien avoir avec l’idée originale de son créateur. On notera tout particulièrement ces vieux croiseurs de l’Empire échoués dans le désert ou la rencontre de Solo et Ren, qui rappelle fortement le combat de Vador et Luke où ce dernier perd sa main.

Et justement, en ce qui concerne le retour de l’ancien casting, force est de reconnaître que Abrams a peut-être un peu mal jaugé l’apparition de ses personnages. Non pas qu’il ne soit pas plaisant de retrouver Han Solo et Leïa, mais ces derniers sont totalement bouffés par les nouveaux, John Boyega, Daisy Ridley et Adam Driver, ce dernier s’avérant étonnant de retenue dans son rôle de Kylo Ren (Rassurez-vous, il y a aussi un vrai méchant avec une gueule de vrai méchant). Le génial Mark Hamil n’ayant que 10 secondes de présence à l’écran (10 grosses secondes quand même, et classe en plus), on attendra l’épisode 8 pour juger de la nécessité de sa présence ou non.

Et si le fond s’avère généreux en tout point et bourré de bonnes idées, c’est autre chose pour la forme. Recyclant sans vergognes La Guerre des étoiles au point d’en reprendre des pans entiers, The Force Awakens ressemble bien trop à un remake pour devenir le spectacle de SF fantasmé depuis si longtemps (Copié/collé toute la trame de l’Etoile Noire, sérieusement?). Une nouvelle confirmation du statut d’entertainer de Abrams, mais qui montre également ses limites en terme d’imagination. Ceci dit, si vous aviez toujours rêvé de voir le Star Wars que Lucas aurait pu faire s’il avait du talent, vous ne serez pas déçu. Parce que oui, Le Réveil de la Force s’avère bien au dessus de La Guerre des étoiles, même si il n’invente rien et ne cherche pas à le faire. La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que Rian Johnson (Les formidables Brick et Looper) va s’atteler au prochain épisode et que Gareth Edwards ( Monsters, Godzilla)s’occupe en ce moment même de Rogue One, spin-off avec Felicity Jones prévu pour 2016. De quoi garantir de la SF de qualité, Star Wars ou pas !

Evilhost

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Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.