Critique: Seul sur Mars

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Rating: 5.0/5 (1 vote cast)

The Martian

De Ridley Scott

Avec Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Kate Mara, Jeff Daniels

Etats-Unis – 2015 – 2h22

Rating: ★★★★☆

HollyShit The Martian

Vous remarquerez qu’aujourd’hui, au lieu d’avoir une image tirée du film, nous avons un merveilleux dessin de Clem’d’HollyShit qui est désormais le dealer d’images officiel du site! Image que j’adore surtout pour la référence citée (Gerry, pour ceux qui se le demandent), et un élément important du film qui est le suivant: Même si Matt Damon est seul sur Mars, il s’éclate comme un petit fou et nous fait marrer par la même occasion. Je ne m’y attendais vraiment pas à ça en fait: le film est un vrai film de science fiction, mais aussi une vraie comédie. J’étais mort de rire toutes les deux minutes, et le reste du temps, j’avais le sourire aux lèvres.

Pourtant, on ne pouvait pas s’y attendre au début lorsque le personnage joué par Matt Damon est abandonné et laissé pour mort sur cette planète hostile. Le film entre d’ailleurs très vite dans le vif du sujet, pas d’intro qui dure et plombe le film, il s’est à peine passé 5 minutes que le postulat de départ du film est respecté: Un type est seul sur Mars, et pour reprendre le titre anglais, on le verra petit à petit devenir un martien.

La comparaison avec Gravity a été faite et sera sûrement refaite au fur et à mesure que les gens verront le film, mais les enjeux, bien que similaires, sont traités de manières extrêmement différente. En effet, là où dans le film de Cuaron, nous avions une personne livrée à elle même, ici, nous avons un film où le protagoniste commence seul mais finit par communiquer avec le monde entier et recevoir de l’aide. Nous suivons aussi les personnages sur Terre. Malgré des défauts comme par exemple l’absence de conflit à cause d’un Damon présenté dès le début comme un génie, ou le fait qu’on n’a que très peu de connaissance du background du personnage, on est face à un film profondément optimiste, et c’est là que réside sa force. Pour moi du moins. Plutôt que voir Gravity en moins bien, j’y ai plutôt vu un film d’Emmerich réalisé par Ridley Scott, on a du bon sentiment, un casting de fou, une intrigue globale, et surtout une croyance aveugle en l’humain et en la science.

Ridley Scott est de retour et nous sort le film de nerd ultime avec un type perdu dans l’espace, des références culturelles de partout, une science qui a l’air relativement exacte, des phrases absolument improbables et qui pourtant sonnent juste dans la bouche de ces actrices et acteurs. Les décors martiens sont évidemment beaux à tomber et le scénario de Drew Goddard sert cette réalisation en maintenant le spectateur intéressé malgré la durée du film.

J’ai souri, j’ai ri, j’ai été ému, j’ai eu peur pour les personnages, et malgré quelques défauts flagrants et le fait que le film sorte après Gravity ou Interstellar, j’ai été vraiment aux anges de voir un film qui montre l’espace comme un lieu hostile, mais aussi d’émerveillement, chacun des personnages est passionné par ce lieu et aucun ne regrette d’y être allé. C’est comme ça que je l’imaginais l’espace quand j’étais petit et que je lisais mon Atlas de l’Univers. Grand, hostile, mais génial aussi, et voir Damon devenir un martien, devenir LE martien, ça m’a fait un truc.

(Je ne spoile rien, je ne parle pas des autres actrices et acteurs, je veux que vous soyez aussi surpris que moi qui n’avait même pas regardé une bande annonce)

Bisous!

Skreemer

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About Skreemer

Comme le dirait son bon pote Brassens, « Autrefois, quand j’etais marmot, J’avais la phobie des gros mots, Et si je pensais «merde» tout bas, je ne le disais pas… Mais Aujourd’hui que mon gagne-pain c’est de parler comme un turlupin, Je ne pense plus «merde» pardi ! mais je le dis. » En plus de tout ça, Skreemer a un goût certain pour la bagarre verbale avec les cons, les livres, les films et les bandes dessinées. Ses biscuits préférés sont les Hello Kitty à la fraise et il a toujours du Coca-Light et des clopes chez lui au cas où une demoiselle passerait. Par contre, il fait de longues phrases sans fin, avec plein de virgules dedans et n’aime pas les tomates. De plus, il est petit en taille et compense en utilisant du verlan.