Un film en un plan: The Rocky Horror Picture Show

 
 
 

Rocky Horror

Film culte de Richard O’Brien adapté de sa comédie musicale underground à succès, The Rocky Horror Picture Show fait partie de ses films à l’univers si riche et à l’aura si forte qu’ils en deviennent rapidement cultes, forts d’une fanbase hystérique, prête à tout pour s’immerger dans le monde de son film préféré.

Ode à la tolérance et à la libération sexuelle, The Rocky Horror Picture Show multiplie les références, de l’âge d’or de la RKO comme aux Universal Monsters. Déclinaison sexuée du mythe de Frankenstein, le film montre l’expérience plus ou moins réussie du savant fou Frank N Futher, qui le conduira à sa perte.

Ainsi, sous ses airs libertaires, Rocky Horror n’en délaisse pas moins les grands principes moraux qui font de l’Homme un homme. A l’affront de jouer à Dieu, tel un Prométhée en bas résilles, Frank N Futher se rend coupable d’un crime tout aussi odieux et condamné des dieux: il s’adonne au cannibalisme (du moins y contraint les autres) sur la personne de son ancien favori, Eddie / Meatloaf.

Pour cette extravagance de trop, Frank N’ Furter sera condamné à mort par Riff Raff et Magenta, pour mode de vie trop extrême. Mais pas avant d’avoir délivré son ultime chanson et son ultime message: Don’t dream it, be it.

Cette scène de repas marque donc un vrai tournant dans le film. La bonhomie fantasque de Frank laisse place à une psychopathie démoniaque, celle que l’on avait entre aperçu dans la mise à mort sanglante d’Eddie, justement. Puis il dispose de ses invités comme des pantins pour qu’ils satisfassent enfin ses désirs, telle une mini armée d’esclaves, à l’image de Rocky, façonné par Frank dans l’unique but de le satisfaire sexuellement.

Comme quoi, même sur Transylvania,  les tabous moraux existent.

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.