Critique: Maryland

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Maryland

de Alice Winocour

avec Matthias Schoenaerts, Diane Kruger, Paul Hamy

France / Belgique – 2015 – 1h38

Rating: ★★★★☆

Maryland

Vincent (Matthias Schoenaerts, monstre de présence), militaire de retour chez lui et victime de stress post-traumatique, est chargé d’assurer la sécurité de la villa d’un riche homme d’affaire le temps d’une nuit. Le lendemain, on lui propose de rester un week-end pour s’occuper de la femme et du jeune fils du propriétaire, qui sera absent. Très vite, l’ancien soldat à l’impression que la maison est surveillée et que quelque chose se trame.

Ce qui est génial avec le Cinoche et qui arrive de plus en plus rarement maintenant, c’est d’être surpris, dans le bon sens du terme. Mieux, de sortir de la salle et de se dire qu’en 2015, un film Français qui ressemble à première vue à plein d’autres trucs comme il en sort 40 par semaine est capable de vous péter la gueule.

Déjà parce que la réalisatrice assume pleinement ses influences sans faire de son film une œuvre de genre référentiel, et cite le home invasion movie, le film de maison hantée et le polar parano tout en restant parfaitement cohérent. Le trauma de son protagoniste permettant toute sortes de folies visuelles et sonores, le film bascule assez régulièrement dans une atmosphère à la limite du fantastique complètement inattendue, et la musique discordante de Gesaffelstein rappelle le récent It Follows (oui oui!).

Faisant le choix de ne jamais donner d’identité à la menace (La piste politique est abandonnée très vite pour…autre chose), la baraque qui donne son nom au film devient alors un véritable personnage, labyrinthique et flippant, qui semble totalement coupé du monde. En dehors d’un travail assez admirable sur l’atmosphère, on notera également deux moments d’une violence tétanisante, et qui renvois dans les cordes à peu près tout les polars Français de ses dernières années. On pense également un peu à Man On Fire de Tony Scott, même si la relation entre Vincent et la maîtresse des lieux (Diane Kruger, qui n’a jamais été aussi belle) s’avère beaucoup plus dérangeante.

Maryland est un film qui à des couilles et qui casse la table avec, qui entreprend des tonnes et choses et réussi presque tout. Comme quoi avec trois fois rien et du talent on peut faire quelque chose de bien, et c’est quand même autre chose que Maïwenn !

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.