Critique: Turbo Kid [L’Étrange Festival 2015]

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Rating: 4.8/5 (4 votes cast)

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Turbo Kid

De François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell

Avec Munro Chambers, Laurence Leboeuf, Michael Ironside et Aaron Jeffery

Canada/Nouvelle-Zélande – 2014 – 1h33

Rating: ★★★★☆

TURBO KID

Dans un monde post-apocalyptique de série Z, le Kid arpente sur son vélo les ruines de la civilisation à la recherche d’objets de valeur… et de comics de son super-héros préféré : Turbo Rider. Un jour, il rencontre Apple, une fille un peu étrange qui se fait enlever par les guerriers du redoutable Zeus, un chef de guerre semant la tyrannie sur le monde.

Tourné dans des carrières et des décharges pour trois francs six sous, Turbo Kid met le post-nuke à l’heure du vélo qui, avec le recul, est peut être le véhicule le plus adapté pour survivre à la fin du monde. Bon, une dangereuse course-poursuite en vélo ne donnera pas le même frisson que les impressionnantes cascades motorisées de Mad Max Fury Road mais cela apporte néanmoins à Turbo Kid une singularité comique pour nous faire accepter son meta-monde (l’action se passe en 1997 et l’esthétique se veut proche des Direct-to-VHS des années 90, les mêmes que chroniquait Marc Toullec durant l’âge d’or de Mad Movies avec sa rubrique « Vidéo et débats ») riche en clins d’œil cinématographiques.

Doté d’un gore qui tâche pour un oui ou pour un non (on retrouve Jason Hobo with a Shotgun Eisener à la production), Turbo Kid se veut donc grindhouse. Un peu trop timidement durant ses premières minutes avant d’égrener progressivement son improbable et outrancière galerie de personnages dont un parfait sosie du Harrison Ford des grandes heures et un Michael Ironside qui cabotine pour la bonne cause. De même, le trio de réalisateurs bâtissent leur monde SF improbable par strates, étoffant leur délire post-apo avec l’arrivée de cyborgs, d’androïdes et de superhéros.

Une montée progressive qui nous fait oublier le paupérisme de la production et va faire tout la folie de ce Turbo Kid, rendant son ultra-violence étonnamment sympathique. En bref : une très bonne surprise !

The Vu

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».