Critique: True Detective (saison 2)

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Rating: 3.3/5 (3 votes cast)

True Detective (saison 2)

 de Nic Pizzolatto

Avec Rachel McAdams, Colin Farrel, Vince Vaughn, Kelly Reilly, Taylor Kitsch

Etats-Unis – 2015 –  8 épisodes

Rating: ★★★★☆

True Detective saison 2

Après l’énorme succès de la première saison de True Detective, son créateur Nic Pizzolato avait décidé de respecter son concept de base, à savoir une nouvelle histoire et de nouveaux personnages. La prise de risques n’a malheureusement pas payée, puisque fans et critiques se sont lancés assez vite dans une entreprise de démolition ou le moindre élément de cette deuxième saison s’est vu bashé sous n’importe quel prétexte. Hors cette dernière s’avère tout aussi intéressante, ses qualités étant seulement différentes de l’histoire de Rust et Marty.

Trois flics et un mafieux se retrouvent au centre de toutes les attentions quand ils doivent découvrir le meurtrier de Ben Caspere, un homme d’affaire. Quand ils découvrent que politiques et chefs de police sont impliqués, l’enquête prend une tournure plus personnel.

Nouveau lieu et nouveau personnages donc, l’action se situant maintenant à Los Angeles et compte 4 protagonistes pour autant de sous-intrigues entremêlées à l’histoire principale. C’est d’ailleurs une des forces de cette nouvelle saison de réussir à caser 4 trajectoires et de les faire évoluer en seulement 8 épisodes (Dont un final formidable de 1h30!).

Et si True Detective 2014 évoquait Zodiac et son enquête sans fin, celle ci va plutôt chercher du côté de Micheal Mann et de Lynch, bien que les références à ce dernier soient vite oubliées. On y retrouve tout les éléments du réalisateur de Heat : L’obsession pour la tortueuse ville de L.A, les flics trop impliqués dans leur job pour oublier une vie sentimentale chaotique, le mafieux qui n’arrêtera jamais de faire le gangster pour fonder une famille, et puis une décision finale, stupide mais cohérente à l’égard de ses personnages.

Il faut dire que l’interprétation du quatuor s’avère sans faille, cela allié à une écriture intelligente qui privilégie l’étude de caractère comme le faisait si bien la première saison (Les quelques fusillades n’en sont que plus frappantes). Mention spéciale à Kelly Reilly qu’on aimerait voir plus souvent, même si Farrell est assez monstrueux en flic alcoolo et violent. Au-delà de toute ces bonnes choses et du courage qu’il fallait pour ne pas s’en remettre à une formule qui à bien fonctionné, regrettons simplement une intrigue policière parfois trop alambiquée alors qu’elle est en réalité limpide.

HBO semble soutenir Pizzolato si ce dernier voulait se lancer dans une troisième saison, et on espère sincèrement qu’il le fera. Pas sûr vu comment les critiques se foutent de sa gueule (Voir la dernière cérémonie des Emmys, gerbante), mais peu importe, nous on t’aime et on les emmerde ! Elle tue ta série !

Evilhost

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Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.