Critique: The Green Inferno

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The Green Inferno

D’Eli Roth

Avec Lorenza Izzo, Ariel Levy, Nicolas Martinez et Daryl Sabara

États-Unis/Chili – 2013 – 1h40

Rating: ★★★★☆

GREEN INFERNO

 

Un groupe d’étudiants new-yorkais part au Pérou pour protester contre les multinationales qui dégagent les tribus ancestrales de leurs terres riches en gaz naturels. Un accident d’avion fait tomber nos activistes dans les mains d’indigènes cannibales. Ils vont se faire bouffer un par un.

Il aura fallu six ans à Eli Roth pour enfin s’atteler à la réalisation d’un nouveau long-métrage après le méga-succès de sa franchise Hostel. Six ans à se toucher la nouille. Bon OK il a bien produit deux, trois trucs et fait l’acteur chez Tarantino et quelques autres mais on attendait fiévreusement son retour en tant que réalisateur. Et il aura fallu attendre encore deux ans supplémentaires pour que ce tant attendu film de cannibales The Green Inferno soit enfin distribué. Directement en VOD avant sa sortie vidéo, ce qui ne sera pas cool pour apprécier les grandes étendues de jungle offertes avec le genre du film de cannibales, genre qui eut son âge d’or en Italie à la fin des années 70 et qui est dans le cinéma gore ce qui se rapproche le plus du film d’aventures. Rappelons que le cannibalisme tribal tient plus du rituel guerrier que d’un mode d’alimentation à proprement parler. Les Sergio Martino, Ruggero Deodato et autres Joe D’Amato de la grande époque n’en avaient cure, trop heureux d’assaisonner à la sauce mondo les scène de dévoration propres aux films de zombies.

Moins putassier que ses glorieux prédécesseurs (pas de viol ou de maltraitance animale ici), Eli Roth s’approprie le genre avec la même jubilation que son pote Alexandre Aja avec ses piranhas. Toujours sans concession sur son portrait d’une jeunesse américaine individualiste post-11 septembre, le réalisateur de Cabin Fever s’attaque cette fois-ci à l’activisme creux, celui qu’on pratique pour satisfaire un ego qui n’a rien d’altruiste. Rapidement caractérisés par la hiérarchie du groupe (le meneur charismatique, le gros looser, le fumeur, la bitch, la chieuse…), les personnages se bardent d’un pathétisme qui vient exploser de manière jubilatoire lors de leur massacre respectif. Eli Roth varie les plaisirs au niveau des sévices infligés et le film file à toute allure dans son joyeux déluge de barbaque.

Cela valait donc le coup de patienter, Roth livrant une nouvelle déflagration gore aux accents caustiques bien plus consistants que ceux que Ti West essayait de coller à coup de stickers Vice dans son Sacrament. Bref, s’il a beau être un petit con de branleur de fan-boy millionnaire qui aime se regarder des heures en photo, Eli Roth n’en reste pas moins intransigeant sur son idée d’un meta-cinéma gore de qualité. J’en reprendrerai bien une cuisse, tiens !

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».