Critique: Moonwalkers [L’Étrange Festival 2015]

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Moonwalkers

de Antoine Bardou-Jacquet

avec Ron Perlman, Rupert Grint, Robert Sheehan, Eric Lampaert

France –  2015 – 1h47

Rating: ★★★★★

Sortie le 6 janvier 2016

Jonny, agent looseux d’un groupe de hippies ayant un usurier et ses hommes de main au cul, se fait passer pour l’agent de Kubrick auprès de M. Kidman, venu avec une mallette de billets négocier un contrat top secret avec le cinéaste: lui faire réaliser un faux alunissage d’Apollo 11, au cas où le vrai serait un échec.

Scénarisé par un anglais, réalisé et produit par des français, avec un casting porté par Rupert – Ron d’Harry Potter – Grint et Ron fuckin’ Perlman, Moonwalkers est un vrai bijou de comédie. Au delà de son pitch génialissime (la légende urbaine de Kubrick et Appolo 11), tous les ingrédients sont réunis pour que la mayo prenne: un scenar drôle et béton, une interprétation au top et une réal ingénieuse. Les acteurs offrent largement leur apport, Robert Sheehan, Eric Lampaert (oui oui le mec de Mon Incroyable Fiancé) et  Rupert Grint libéré de son carcan franchisé débordent de potentiel comique.

Mais la vraie star (massive) du film, c’est Ron Perlman, qui retrouve ici un rôle à sa mesure – celui d’une armoire à glace entraînée par la CIA  plongée dans le monde psychotropé d’une bande de hippies vivant en mode funhouse dans un manoir – de quoi donner lieu à des situations des plus caustiques. Pouvant alterner bastons gore et deliriums d’opium, Moonwalkers s’amuse du contraste entre l’austérité de la CIA et l’hédonisme béta de la communauté babeloche. Disséminant des références et clins d’oeil aux films de Kubrick, Moonwalkers démontre, à la manière d’un Why Don’t You Play in Hell, la magie qui peut s’opérer sur un tournage de films, les miracles  que la persévérance et la passion peuvent y produire.

Délicieusement drôle, foutrarquement inventif et ingénieusement écrit, Moonwalkers est généreux en gags visuels, comme en dialogues truculents, fort de la subtilité et le pince sans rire de son humour so british. Une découverte hilarante et qui pourrait bien devenir culte.  

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.