Critique: Ghost Theater [L’Étrange Festival]

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Gekijô rei

de Hideo Nakata

Avec Haruka Shimazaki, Rika Adachi, Keita Machida

Japon – 2015 – 1h49

Rating: ★★☆☆☆

GHOST THEATER (2)

Sara, jeune et jolie actrice qui rêve de voir sa carrière décollée, est prise pour jouer un rôle secondaire dans une pièce sur la comtesse de Bathory. Mais un des accessoires, une poupée grandeur nature, commence à s’attaquer aux membres de la troupe.

Hideo Nakata est et restera célèbre pour avoir livré au monde de l’Epouvante les deux premiers Ring et Dark Water, propulsant la J-Horror dans les cinémas mondiaux et lançant une mode qui mettra des années à passer. Et pour tout cela, on l’en remercie et le conservera dans le panthéon des Maîtres de l’Horreur qui ont compté. Néanmoins, 17 ans après le premier opus Ringu, la formule Nakata n’a jamais paru autant dépassée. 

Usant de jumpscares à la mode 90’s, Ghost Theater ne parvient jamais à installer l’ambiance pesante et effrayante de ses prédecesseurs, y compris la préquelle Ring 0 (réalisé en 2000 par Norio Tsuruta) qui se passait également dans le huis-clos d’un théâtre. La recette du décadrage et l’effet “marche arrière en avant” ne marchent plus vraiment, l’effet étant déjà connu. Nakata ne parvient pas à renouveler son style, à réinventer ses codes et le résultat s’en ressent, Ghost Theater ne surprenant ni dans sa mise en scène, ni dans son intrigue. 

Difficile retour pour l’un des pontes de l’Horreur des années 90/début 2000, car le genre a bien changé en près de 20 ans, avec des petits gars comme les James, Wan et Watkins, ou les productions de Blumhouse. Les ghost-stories ont depuis été légion, pas toujours du niveau des premiers essais de Nakata, mais qui ont néanmoins fait évolué les codes. Déception donc mais qui aura au moins le mérite de donner l’envie de se refaire Dark Water et les Ring.

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.