Critique: Brand New-U [L’Etrange Festival 2015]

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Brand New-U

De Simon Pummel

Avec Nick Blood, Nora-Jane Noone et Tony Way

Royaume-Uni – 2015 – 1h44

Rating: ★☆☆☆☆

BRAND NEW U

Un visage féminin baignant dans une sorte de scan numérique (désolé pour les termes techniques, j’émerge à peine) pénètre dans un monde virtuel pour vivre une histoire d’amour un brin tordue. Nous suivons un homme qui va s’éprendre de la jeune femme au fameux visage du scan numérique mais qui se fait kidnappée par un groupe armé. Partant à sa recherche, notre héros va découvrir que de mystérieux doubles d’eux-mêmes veulent les tuer.

On aurait pu décoder dans le discours de présentation du lancement de la 21e édition de l’Etrange Festival de ne pas avoir réussi à obtenir High Rises, l’adaptation du classique SF de J.G. Ballard par Ben Wheatley, qui lui sera pourtant présent pour une carte blanche. Par contre, difficile de comprendre pourquoi un film aussi faible que Brand New-U a eu l’honneur d’ouvrir une programmation annoncée comme la meilleure de l’histoire du festival (ça, on n’en doutera pas, la précédente édition nous ayant fait découvrir son lot de films majeurs comme Tokyo Tribe, It Follows, The Tribe, White God...)

Sur le papier, Brand New-U est plutôt excitant avec son délire rom-com tech-noir. Mais, passées les dix premières minutes, on débande devant le manque de substance de ses personnages, totalement plats donc aucunement convaincants pour nous faire accepter les enjeux humains de l’histoire. Certes, celle-ci parle de réplications infinies des êtres dans une imbrication de mondes-gigognes mais la faiblesse d’écriture des dialogues et le rythme épouvantablement mou empêchent de discerner clairement son histoire de manipulation amoureuse suicidaire. De même, ces faux-mondes intérieurs manquent d’étrangeté lynchienne ou d’effondrement dickien pour nous filer un quelconque vertige, se contentant de refléter un futur terne et froid.

Au final, Brand New-U est bien trop hermétique, et ce, pour pas grand chose. Et je me vois donc contraint de sortir la carte critique que j’aime le moins, celle du court-métrage étiré, pour définir tout ce qui ne va pas dans ce film particulièrement ennuyeux.

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».