8 séries inspirées de film dont vous ne soupçonniez pas l’existence

 
 
 
 

Depuis quelques temps, les séries reboot/sequel/prequel de films sont en vogue. Psycho, Hannibal, Les Oiseaux, Une Nuit en Enfer, Fargo, tout est bon prétexte pour lancer une série en se basant sur des persos déjà existants et connus du grand public. Un bon moyen de prolonger le plaisir dans son salon ou  la marque d’opportunisme ou d’une frilosité des studios?

Quoi qu’il en soit de nos jours, la méthode est loin d’être nouvelle, les années 70, 80 et 90 ayant fréquemment connu des transpositions sur petit écran d’univers et de personnages de grands succès ciné, avec plus ou moins de succès… Petit panel de séries tirées de films dont vous ne soupçonniez sans doute pas l’existence.

 
 

Ferris Bueller –  NBC – août 1990 / août 1991

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La Folle journée de Ferris Bueller  fait partie des grands succès de John Hugues, qui déploya entre 1984 et 1986 une armada de bubblegum movie pour ado qui marquèrent à jamais le teen movie et devinrent pour la plupart (Sixteen Candles, Breakfast Club, Pretty in Pink  pour ne citer qu’eux), des films cultes de la trempe d’un Grease. Plus gros succès du scénariste à l’époque, ce n’est pourtant que tardivement au début des années 90 que Ferris Bueller fut décliné en série. A défaut d’avoir Matthew Broderick, la série pouvait se targuer de compter à son casting Jennifer Aniston, avant Friends et avant chir-esthétique. Faute à la qualité de la série ou à l’arrivée de la déferlante Beverly Hills, la série s’arrêta au bout de 13 épisodes.

 
 

Weird Science – USA Network – 1994 à 1997

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L’adaptation de John Hugues en série télé n’étant pas nécessairement une mauvaise chose, l’expérience est renouvelée en 1994 avec l’arrivée de la version télé de Weird Science, autre  Hugheserie datant de 1985, plus connue en France sous le nom de “Code Lisa” et produit notamment par John Landis. Là où le film mettait en scène les young Robert Downey Jr et Bill Paxton, la série ne peut se vanter d’un casting aussi fameux. Avec 5 saisons à son actif, elle reste un succès honnête, ancrée dans son époque et probablement bien plus connue que le film de base.

 
 

Dirty Dancing – CBS – Octobre 1988 / Janvier 1989

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L’autre gros succès des années 80 en matière de teen movies reste Dirty Dancing. Bien plus réactifs que les producteurs de Ferris Bueller, les ayants droits du succès de 1987 ne laissèrent pas l’eau coulée longtemps sous les ponts avant de revendre les droits pour une adaptation télé des aventures de Johnny Castle et de Baby Houseman. Chose promise, chose due et dès 1988 débarque sur le petit écran une version remaniée, où Baby devient fille de Max Kellerman, le patron de la pension et vit tout de même une secrète idylle avec le danseur Johnny (joué par Patrick Cassidy, le Swayze du pauvre). Même recette, mais pas les mêmes ingrédients, ni le même moule. Résultat, la série s’arrête au bout de 11 épisodes, l’alchimie n’ayant pris.

 
 

Dangerous Minds – ABC – Septembre 1996 / Mars 1997

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Les 90’s, c’est aussi LA décennie des séries de lycéens à problèmes. Alors quand un film se déroulait dans un lycée du ghetto en mode Fame (ah non, ça c’est Sister Act 2…) et qu’il rencontrait un certain succès au box office, on n’hésitait pas à décliner ça vite fait en épisodes pour la télé (le film date d’Août 1995, la série a été diffusé dès septembre 1996…). Michelle Pfeiffer étant à l’époque une icône de cinéma, elle fut remplacée pour la version 4/3 par la mignonette Annie Potts (Janine la secrétaire de Ghostbusters). Mais voilà, les critiques furent vite assassines car les scénarii d’épisodes peu réfléchis et peu crédibles, et la série fut annulée au bout de 16 épisodes.

 
 

Serpico – NBC – Septembre 1976 / Janvier 1977

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Trois ans à peine après l’adaptation ciné de Lumet, le roman éponyme de Peter Maas se voit décliner en série. Une seule saison avec en lieu et place du rôle-titre, David Birney (habitué du format télé), épaulé par Tom Atkins (vu dans Fog et New York 1997, un sacré second rôle de l’Horreur 70’s/80’s). Composé de 16 épisodes, seulement 14 seront diffusés, la série sera annulée avant même la fin de sa diffusion, probablement périclitée par la concurrence de séries comme Starsky et Hutch, lancée l’année précédente .

 
 

Tremors – Sci Fi – Mars à Août 2003

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Franchise ciné considérée par certains comme culte, Tremors s’est vu décliné en quatre films (et un cinquième en préparation), des jeux vidéos, et bien évidemment en série télé. Prenant la suite du numéro 3, Trémors 3: Le Retour, la série s’inscrit dans la continuité des longs métrages: une petite ville dans le désert se bat contre des vers géants préhistoriques… La faute à des audiences peu satisfaisantes, la série est arrêtée à la mi-saison au bout de 13 épisodes.

 
 

Timecop -ABC – Septembre 1997 / Juillet 1998 

Timecop

Décidément dans les 90’s, on n’hésitait pas surfer sur la vague du succès. Ainsi, trois ans à peine après la sortie du film de Peter Hyams, la chaîne ABC signait pour une série inspirée du film avec Ted King (le flic de Charmed) dans le rôle principal. Idée pas con sur le papier, le voyage dans le Temps permettant une possibilité infinie d’épisodes (Code Quantum a bien tenu 5 saisons), mais la mayo ne prit pas et sur les 13 épisodes commandés, 9 seulement furent diffusés.

 
 

Working Girl – NBC – Avril/Juillet 1990

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Succès ciné de l’année 1988, Working Girl, qui mettait en scène  à l’époque Mélanie “Don Johnson” Griffith et Sigourney Weaver, ne mit pas non plus longtemps avant d’avoir sa version télévisée. Là encore, l’actrice phare étant plus que busy avec Hollywood, c’est à une future oscarisée que revient le rôle principal: Sandra “Speed” Bullock. Comme le film, la série se passe essentiellement dans les bureaux, sorte de The Office, l’humour pince sans rire en moins, mais avec le mythe sooo 80’s du golden boy et de la réussite professionnelle facile. Entre temps, la crise et le chômage ont eu raison de l’utopie et la série s’effondre avant même d’avoir décollée. Faute d’audience correcte, elle est annulée après la diffusion de 8 épisodes, sur les 12 de la saison.

 
 

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.