Critique: Vanilla Sky

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Vanilla Sky

de Cameron Crowe

Avec Tom Cruise, Penelope Cruz, Cameron Diaz, Kurt Russell, Michael Shannon, Timothy Spall, Tilda Swinton

Etats-Unis – 2001 – 2h08

Rating: ★★★★★

 

VANILLA-SKY

 

David Aames est un éditeur New-Yorkais à qui tout réussi. Lors d’une fête il rencontre Sofia, une danseuse dont il tombe amoureux instantanément. Après avoir passé la nuit avec elle, il est raccompagné en voiture par son ex Julia, qui dans une crise d’hystérie les projettent d’un pont. Défiguré, David se perd entre rêves et réalité.

Remake de Abre Los Ojos de Alejandro Amenabar, Vanilla Sky nous fait enfin les honneurs d’une sortie Blu-Ray. Et c’est assez rare pour le souligner, mais cette version américaine s’avère meilleure que l’original Espagnol. Si l’on y perd son côté rentre-dedans et sa folie, Cameron Crowe tisse des liens complexes entre son univers et celui du film, approfondie l’histoire, et surtout donne l’émotion qui manque à Abre Los Ojos.

Le consumérisme, le pouvoir, la technologie prenant le pas sur l’art musical ou la littérature, sont autant de sujets passionnants qui viennent se greffer aux bases de Ouvres les Yeux. Crowe, ancien journaliste notamment pour Rolling Stone, pousse même le vice en proposant une bande-originale qui semble bien trop raccord avec les émotions du personnage de David, avant que l’on se rende compte que tout les morceaux sont choisis par ce dernier, son rêve étant sous contrôle sans que lui même ne le sache. Il s’avérera au final que tout les moments importants ne sont que des extensions de souvenirs liés à l’enfance, à un film ou un tableau.

A noter que le Blu-Ray propose une « fin alternative », qui est en fait la même fin mais agrémentée de quelques minutes en plus, qui n’ont malheureusement pas eu le droit à un traitement HD. Et si elles ne s’avèrent pas indispensables, on ne dit jamais non à un peu plus de Kurt Russell. Et le film de s’achever sur un réveil, une mort puis une renaissance. Pour David, le rêve est une fuite en avant qui prend fin, et la réalité restera cachée au spectateur. « Just remember, the sweet is never as sweet without the sour. »

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.