Critique: Ant-Man

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Ant-Man

De Peyton Reed

Avec Paul Rudd, Evangeline Lilly, Corey Stoll, Michael Douglas, Michael Peña

Etats-Unis – 2015 – 1H58

Rating: ★★★★☆

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Scott Lang, cambrioleur-braqueur au grand cœur, il s’attaquait aux riches puissants pour redonner aux pauvres clients consommateurs, peine à retrouver du boulot avec son passé de taulard. Par conséquent, il ne peut subvenir à la pension alimentaire pour sa fille et ne peut donc pas la voir. Alors, son colocataire Luis lui propose un nouveau casse…

Décidément, Marvel installe le film de super-héros comme un genre de film à part entière, avec ce travail de toile reliant tous les personnages costumés, chacun dans son film (ou sa trilogie de films), puis tous ensemble dans le même film (ou toujours la trilogie de films). Pour celui-ci, c’est une approche geeko-humoristique, dû au scénario d’Edgar Wright, de Joe Cornish et de l’acteur principal lui-même Paul Rudd. Bien que le premier ait disparu à partir de la réalisation, avec le flop de Scott Pilgrim l’anglais a vraiment du mal dans son aventure américaine, on retrouve son ambiance, son atmosphère. En effet, le récit propose une bande d’amis bancale est créant sur le coup, autour d’un anti-héros sympathique, franc et un peu bras cassé. On n’hésite pas à dire des gros mots ou à se charrier. Enfin pour le côté humour, qui se joint au geek, c’est l’alliance de la connaissance et intelligence du héros Scott avec l’apprentissage de l’utilisation du costume. Car la force du héros réside dans son habit, tout comme Iron Man. La partie centrale du film s’exécute donc comme la plupart des autres films des héros Marvel, en conte d’apprentissage, « de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités »…

L’originalité de cette initiation de super-héros est très « terre à terre », très minimaliste car l’intérêt est sur l’infiniment petit. Un héros qui peut rétrécir, à avoir le point de vue d’insecte, c’était déjà le pari ludique de Chéri, j’ai rétréci les gosses (nous faire pleurer sur la mort d’un insecte). Il en est de même à l’arrière d’une maison où on apprend à parler par télépathie avec des fourmis, une particularité de cette espèce (dont on en voit plusieurs profils) en plus qu’elle peut porter 50 fois son poids. Les effets visuels de rétrécissement ou d’agrandissement sont fluides, avec un effet décalage de la perception du temps et du son tout étant  très lisible. Cela se combine avec des effets de vertige renforçant le point de vue. De cet apprentissage, il y a aussi tout une adaptation à un nouvel environnement, en plus de l’apprivoisement des fourmis (une véritable armée). Tous ces paramètres se subliment dans la bataille finale – le gentil avec ses fourmis, le méchant avec ses tentacules d’araignée rappelant des méchants de jeux vidéos – avec un jeu des tailles e d’échelle des personnages et même des objets, tout en n’oubliant pas l’humour (un plateau de train électrique d’enfants pour un combat mortel…). Et de cette sublimation, le réalisateur s’essaie à la perte d’horizontalité et de verticalité de Gravity, mais aussi aux questions d’espace-temps et de des différentes dimensions d’Interstellar (« l’amour est la seule chose transcendant l’espace et le temps »…).

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Ant-Man, avec les précédents et futurs films Marvel, s’inscrit dans un nouveau cinéma pop-corn, capable de faire des scènes d’action que l’on voyait auparavant seulement dans les jeux vidéos et les mangas (DC Comics a commencé ces procédés avec Man of Steel). Et on ne se prend pas non plus très au sérieux (la façon dont on parle des Avengers ou comment on en rétame un…) dans l’idée de sauver le monde libre etc… Le film se veut et est avant tout plaisant, étonnement bien joué (les seconds rôles comme Michael Peña et cela faisait longtemps pour Michael Douglas), excepté celui jouant le méchant (faut arrêter le coup du crâne rasé, j’espère que Jesse Eissenberg n’en fera pas les frais pour Dawn of justice). D’ailleurs je trouve de manière générale les films Marvel sont plus que corrects, L’ère d’Ultron est spectaculaire en action quand il rame en relations sentimentales et introspections psychologiques (voire chronopsychologie…). De là à avoir la note basse qu’il a eu sur notre site, je ne suis pas d’accord, il y a de l’inventivité inspirée (une chance sur deux que le coup de la ville volante soit tiré de certains combats du manga Naruto… Délire de geek) et cette bande de potes ne ressemble à aucune autre dans le cinéma. Ne demandons pas de complexité à des films qui ne le prétendent pas mais reconnaissons qu’ils essaient de continuer le sillon tracé par Christopher Nolan : l’humanité du super-héros est sa force et sa faiblesse car il est suffisamment ancré dans notre réalité ; excepté Thor qui n’est pas humain  et Iron Man qui est extrêmement riche. Ant-Man sera-t-il dans le troisième volet des Avengers ? Restez à la fin du générique…

                Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…